Le thème du prochain congrès de la FTQ : Présents sur tous les fronts - Notre rapport de force en action

Le prochain congrès de la FTQ se tiendra au Palais des Congrès de Montréal, du 29 novembre au 3 décembre 2004, sur le thème Présents sur tous les fronts – Notre rapport de force en action.

Les quelque 1 500 congressistes seront appelés à débattre de la façon dont nous pouvons mieux exercer notre rapport de force dans les négociations avec les employeurs et, aussi, dans nos revendications auprès des gouvernements. À une époque de mondialisation trop souvent sauvage et dans un contexte politique difficile, le 27e congrès de la FTQ sera un moment de choix pour faire le point.

Les milieux de travail
En 1993, notre congrès portait sur les relations du travail, sur le thème Regroupons nos forces – Les relations du travail au cœur de notre action syndicale. Il y avait alors une vague de nouveautés dans le monde du travail comme la négociation raisonnée, continue, ou «gagnant-gagnant», les réorganisations du travail en mode conjoint, les équipes de travail, la qualité totale, les normes ISO, etc.
Une dizaine d’années plus tard, il est temps de faire le point là-dessus. Quels sont nos rapports avec l’employeur dans les relations du travail au quotidien ? Le degré de difficulté en négociation a-t-il changé ? Les enjeux sont-ils différents ? Sommes-nous capables de mobiliser nos membres sur ces enjeux et comment le faisons-nous ? Les façons d’exercer notre rapport de force ont-elles changé ? Quelles formes de soutien nous sont aujourd’hui nécessaires ?

Le congrès de la FTQ permettra de faire un portrait de notre réalité et des pistes d’action possibles pour que notre rapport de force nous permette d’améliorer encore les conditions de travail de nos membres.

L’action politique
L’État est un employeur pour plusieurs d’entre nous mais il est aussi, pour tous les citoyens et citoyennes, celui qui définit le cadre dans lequel nous vivons. Avec l’élection il y a un an du Parti libéral du Québec, nous faisons face à des transformations qui nous interpellent à plusieurs niveaux.
Le gouvernement Charest met notamment à mal la démocratie qui permettait au mouvement syndical et aux autres groupes de la société civile de s’impliquer dans le développement social et économique de leur localité, de leur région et de l’ensemble du Québec. On n’a qu’à penser à la disparition des conseils régionaux de développement (les CRD), remplacés par les conférences régionales des élus, sans consultation aucune. Ou à tous ces projets de loi adoptés sous le bâillon avant Noël.

Nous avons su démontrer, encore tout récemment lors de la manifestation du 1er mai, que notre rapport de force est solide et même grandissant. Mais la réflexion doit se poursuivre tant sur la manière de nous mobiliser que sur les nécessaires alliances qu’il faut construire. Le congrès de la FTQ nous permettra de faire le point et de nous projeter dans l’avenir.