Le secrétaire général René Roy présente le mémoire de la FTQ sur la démocratie et la gouvernance dans les commissions scolaires

Québec, le mardi 3 juin 2008 – Le secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), René Roy, a présenté devant les membres de la Commission parlementaire de l’Éducation le mémoire de la FTQ sur la démocratie et la gouvernance.

D’entrée de jeu, le secrétaire général a salué la décision du gouvernement de ne pas remettre en cause l’existence des commissions scolaires.

La FTQ voit également d’un bon œil la volonté du gouvernement de mettre un terme à la décentralisation vers les directions d’écoles, une tendance dont les effets sont douteux sur la qualité des services, l’équité et les conditions de travail.
Téléchargez le mémoire.

Quelques réserves

Le projet de loi 88 reste muet sur plusieurs problématiques importantes du milieu scolaire que nous tenons à souligner :

? Le renforcement du rôle des commissaires va dans le sens souhaité par la FTQ. Cependant, nous rappelons que les usagers adultes restent les parents pauvres du réseau scolaire.

? La procédure d’examen des plaintes est une bonne chose; par contre il faut demeurer prudent et faire en sorte que cela n’empiète pas sur l’autonomie professionnelle du corps enseignant et du personnel en adaptation scolaire.

? Les bottines doivent suivre les babines. Québec souhaite renforcer le mandat des commissions scolaires. Il faut aussi que le gouvernement mette davantage de moyens à leur disposition. Le milieu scolaire est déjà à bout de souffle en raison des nombreuses réformes et des compressions budgétaires. Des moyens financiers devront être débloqués.

? Pour la FTQ il y a urgence d’intégrer les services de garde au projet éducatif. Le projet de loi ne mentionne pas cet aspect.

? Les commissions scolaires doivent améliorer les services éducatifs aux adultes.
La précarité des conditions de travail et la rétention de la main-d’œuvre doivent faire partie des préoccupations du gouvernement.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de un demi-million de membres.