« Le retard salarial des employés du secteur public est carrément honteux » -Henri Massé, président de la FTQ

Écarts salariaux : jusqu’où ira la dégringolade?

Henri Massé président de la FTQ

Henri Massé président de la FTQ

Montréal, jeudi 30 novembre 2006 – « Le retard salarial de plus de 22 % des employés des secteurs public et parapublic sur leurs collègues du secteur privé syndiqué est carrément honteux. Dans toutes les catégories d’emplois la dégringolade atteint des proportions alarmantes », a commenté le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), M. Henri Massé, dans la foulée de la publication des dernières données sur la question par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

La même étude indique un retard salarial de plus de 15 % des salariés du secteur public sur l’ensemble des salariés québécois, syndiqués et non syndiqués.

« Comme société on se tire dans le pied à bien des égards en ne rétribuant pas à leur juste valeur le travail des employés des services publics et de l’État.

« On fait régulièrement état de la dégradation des infrastructures publiques, de leur entretien, de l’hygiène dans nos hôpitaux, de l’éclosion de bactéries et en même temps on envoie le message que les personnes qui doivent s’en occuper ne méritent pas un salaire convenable. Il faut être conséquent », a fait valoir le président de la FTQ.

Après avoir subi un gel salarial en 2004 et 2005, les hausses salariales annuelles des employés du secteur public se limiteront à 2 % jusqu’en 2010, alors que les prévisions de hausses annuelles dans les autres secteurs sont de 3 %. L’écart salarial devrait donc se creuser davantage dans les prochaines années.

« Une entreprise privée qui traiterait ses employés ou même sa matière première comme l’État le fait avec ses salariés aurait de sérieux problèmes avec la compétition. Il ne faudra pas s’étonner que de plus en plus d’employés dévoués du secteur public lorgnent du côté du secteur privé pour de meilleures conditions de travail et, surtout, un peu de reconnaissance », a conclu Henri Massé.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres.

-30-