Le projet de loi visant à lutter contre la pauvreté : « Une initiative courageuse, mais on attend le plan d'action » – René Roy, secrétaire général de la FTQ

René Roy, secrétaire général de la FTQ <i>(Photo archive)

René Roy, secrétaire général de la FTQ (Photo archive)

Le 12 juin 2002 – La FTQ qualifie d’« initiative courageuse » le projet de loi cadre visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale déposé ce matin à Québec, mais elle a hâte de voir le plan d’action qui doit suivre et les moyens qui seront pris pour le mettre en application, a commenté M. René Roy, secrétaire général de la FTQ.

« Le gouvernement a finalement donné suite aux demandes pressantes du Collectif pour une loi sur l’élimination de la pauvreté dont la FTQ fait partie, dit M. Roy. Il a eu le courage politique de s’engager dans un effort collectif dont le but est clairement indiqué dans l’énoncé du projet de loi : amener progressivement le Québec, d’ici dix ans, au nombre des nations industrialisées comptant le moins de pauvreté. Le gouvernement Landry garde ainsi le cap sur un projet de société social-démocrate, qui est aussi le projet de la FTQ. »

La FTQ salue notamment la mise sur pied d’un Comité consultatif de la société civile – auquel la centrale entend participer activement – , la création d’un Observatoire de la pauvreté qui mesurera les progrès accomplis, ainsi que le projet d’un fonds spécial pour appuyer les initiatives de lutte contre la pauvreté. La centrale accueille favorablement un autre mécanisme qu’elle a proposé, soit que chaque ministère soit tenu de présenter les impacts de toute mesure législative ou réglementaire susceptible d’affecter de façon significative les personnes ou les familles en situation de pauvreté (article 18 du projet de loi).

M. Roy conclut : « Le gouvernement se donne l’obligation de mettre en oeuvre un plan d’action permanent et évolutif, qui fait appel à l’engagement de toute la société civile dont les syndicats. Nous espérons que Québec va se donner les ressources financières et humaines pour l’appliquer et qu’on n’en restera pas aux vœux pieux. »

La FTQ fera connaître son point de vue plus détaillé lors de la consultation publique qui aura lieu cet automne.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.