Le projet de loi anti-briseurs de grève battu à Ottawa

On se souviendra longtemps de la grève chez Vidéotron

On se souviendra longtemps de la grève chez Vidéotron

La nouvelle est presque passée sous silence. De quoi se demander si le reste du Canada vit sur la même planète. Le 22 octobre dernier, le projet C-328 en faveur d’une loi anti-briseurs de grève a été battu à la Chambre des communes.

Présenté par Monique Guay, députée des Laurentides, et appuyé par les caucus du Bloc Québécois et du Nouveau Parti démocratique, le projet de loi a recueilli 86 votes favorables contre 104.

« Le gouvernement fédéral a raté une belle occasion d’adapter les relations du travail sous sa compétence au XXIe siècle et surtout de suivre l’exemple du Québec dont la loi anti-briseurs de grève a prouvé ses bienfaits depuis 1975 », a commenté Henri Massé, le président de la FTQ.

Pour sa part, Ken Georgetti, président du Congrès du travail du Canada, affirme que « le spectre de la violence et des perturbations économiques continuera de hanter les relations du travail dans les secteurs clés du transport, des télécommunications (pensons à la dernière longue grève chez Vidéotron) et des finances ».

S’il avait été adopté, le projet de loi C-328 aurait interdit le recours aux briseurs de grève dans les industries régies par le Code canadien du travail. Une loi semblable existe aussi en Colombie-Britannique. Ces lois ont créé des relations de travail plus harmonieuses et entraîné une réduction importante des jours de travail perdus lors de grèves ou de lock-out.