Le principal problème des accords de libre-échange : l'exclusion

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« La Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) s’est bâtie sur l’exclusion des organisations syndicales et même des parlements ». C’est dans ces mots que Victor Baez, secrétaire général adjoint des Affaires sociales et économiques de l’Organisation interaméricaine des travailleurs et travailleuses (ORIT), s’est adressé au congrès de la FTQ hier matin. Prenant comme exemple l’Amérique latine, il a souligné que l’intégration a pris la forme d’accords de libre-échange strictement commerciaux qui n’ont pas apporté d’avantages pour la population en général.

À son avis, la stratégie d’ouverture des marchés ne produit donc pas automatiquement le développement : il faut mettre de l’avant des politiques nationales pour maintenir des emplois de qualité au Sud. Dans le cadre de l’Accord de libre-échange nord-américain, qui sert d’exemple à la ZLEA , il est très difficile de protéger les droits des travailleurs et des travailleuses.

Reconnaissant que « la lutte pour préserver nos démocraties devient de plus en plus difficile », Victor Baez estime qu’il est indispensable de collaborer avec d’autres secteurs de la société civile comme, par exemple, les mouvements de défense des droits des paysans qui sont très bien organisés dans certains pays d’Amérique
du Sud.

Le confrère Baez a félicité la FTQ pour ses efforts de mobilisation au Sommet des peuples qui ont eu d’importantes retombées internationales.