Le président de la FTQ, Henri Massé, à la Conférence ministérielle de l'OMC à Cancun

Le président de la FTQ, Henri Massé

Le président de la FTQ, Henri Massé

Montréal, le 5 septembre 2003 – Le président de la FTQ, M. Henri Massé, sera à Cancun au Mexique, du 10 au 14 septembre, pour participer à diverses activités dans le cadre de la Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

M. Massé, qui est aussi membre du conseil exécutif du Congrès du travail du Canada (CTC) et de celui de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL), sera accompagné de deux vice-présidents de la FTQ : MM. Pierre Dupuis, directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique et Michel Arsenault, directeur québécois du Syndicat des Métallos. Des dirigeants syndicaux du Canada, d’autres pays et de la CISL seront également sur place. Les syndicalistes tiendront diverses rencontres entre eux et avec les dirigeants politiques.

M. Massé, qui était déjà présent lors de la Conférence tenue à Seattle, rappelle que le mouvement syndical a adopté une politique de présence lors de telles rencontres internationales : « La FTQ s’est toujours opposée à la politique de la chaise vide. Nous demandons une place plus grande encore pour les syndicats dans la négociation des accords commerciaux afin de mieux défendre les intérêts de nos membres. »

Parmi les enjeux majeurs pour les syndicats, il y a l’inclusion de clauses sociales dans les accords commerciaux, c’est-à-dire de clauses qui protègent les droits élémentaires des travailleurs et travailleuses, ainsi que la protection de nos services publics chèrement acquis.

L’«ouverture» du ministre Pettigrew

M. Massé a participé à une rencontre avec le ministre du Commerce international Pierre Pettigrew, en compagnie d’autres dirigeants syndicaux, le 14 août dernier à Ottawa. « M. Pettigrew a fait montre d’ouverture. Nous croyons avoir obtenu de sa part un engagement à poursuivre les consultations avec le mouvement syndical sur la négociation des accords commerciaux qui ont des répercussions sur la vie des travailleurs et travailleuses et de leur famille. Bien que ce soit tardif et modeste, c’est un pas dans la bonne direction. »

« Le système commercial actuel n’est pas dans l’intérêt des travailleurs et des travailleuses du monde entier, surtout pas dans les pays en voie de développement. Le gouvernement canadien doit faire montre d’un plus grand leadership pour rééquilibrer le processus des négociations de l’OMC afin qu’on tienne compte des droits sociaux et des droits humains », conclut M. Massé.

On trouvera sur le site Internet du CTC (www.clc-ctc.ca » target= »_blank »>www.clc-ctc.ca) un document indiquant les priorités du mouvement syndical et les actions immédiates qu’il demande au gouvernement canadien d’entreprendre à l’occasion de la Conférence de Cancun.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.