Le Premier ministre du Québec présente son bilan

Rappelant son passé d’avocat syndical, le Premier ministre Bernard Landry a souligné d’entrée de jeu qu’il était un homme de gauche et un social-démocrate. Il en a donné pour preuve le «bilan progressiste» de son gouvernement.

«Contrairement à l’ADQ, nous n’avons pas fait de déclaration de guerre aux syndicats, avec lesquels nous travaillons en concertation depuis des années.» Il a dit sa fierté que le Québec soit «l’endroit le plus syndiqué du continent».

Construire les Amériques de façon sociale
Le premier ministre a qualifié le bilan gouvernemental de «globalement positif malgré les reproches que vous pouvez nous adresser parfois avec raison». Il a parlé de «l’État interventionniste» en matière d’économie et d’emploi, de la remise en ordre des finances publiques («c’est social-démocrate ça aussi») et des nombreuses lois sociales et du travail que le PQ a fait adopter : réforme du Code du travail, équité salariale, garderies à 5$, hausse du salaire minimum («le plus élevé en Amérique du Nord»), machinerie de production, etc.

Sur la souveraineté du Québec, il a déclaré : «Je ne veux pas lâcher le combat pour l’indépendance de notre nation. Le Québec est la sixième puissance économique des Amériques. Nous devons devenir un pays souverain notamment pour aider à construire les Amériques de façon sociale.»

Inquiétudes et malaises
Lors de la période d’échanges avec le premier ministre, c’est sans ménagement et surtout sans complaisance que les participants ont fait part de leurs inquiétudes, et même dans certains cas de leurs malaises, face à certaines actions gouvernementales : par exemple, le sort réservé aux habitants et aux travailleurs de Murdochville; les ratés de la Commission sur l’équité salariale; les coupures dans la santé; l’abolition des décrets dans le vêtement; la non promulgation des secteurs prioritaires en santé et sécurité du travail.

Les intervenants ont posé les jalons de ce qui pourrait être une véritable plate-forme de revendications de la FTQ lors du prochain scrutin. Mais tous et toutes ont félicité monsieur Landry de sa franchise et de ne pas avoir cherché à éluder les questions.