LE PLAN D'ACTION DE LA FTQ

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La campagne Ateliers de misère est une campagne internationale. L’intervention de la FTQ porte plus particulièrement sur les vêtements de travail. L’objectif ultime de toute l’opération est que soient respectées les conventions de base de l’Organisation internationale du travail (OIT) garantissant ainsi aux travailleurs et aux travailleuses des conditions de travail qui respectent leur dignité et leurs droits fondamentaux, dont le droit à la syndicalisation.

Des campagnes comme celles contre NIKE ou celle des ballons de soccer fabriqués au Pakistan ont donné des résultats. Certaines multinationales commencent à sentir la pression et se dotent de codes de conduite. Mais la vérification de leur application n’est pas toujours évidente. En effet, ce sont souvent des organismes privés, dont on peut douter de la crédibilité, qui font les vérifications.

Première étape : l’enquête
Tous les syndicats locaux de la FTQ sont invités à faire une enquête pour connaître le provenance des vêtements de travail fournis par l’employeur. À cet effet, un questionnaire a été préparé pour faciliter le travail de cueillette des données. Nous demandons aux syndicats d’en envoyer une copie à la FTQ afin que nous puissions commencer à dresser un portrait plus global de la situation.

Suite à cette enquête, vous aurez le portrait de la provenance des vêtements de travail fournis. Vous pourrez alors discuter avec l’employeur, questionner sa politique d’achat et proposer des solutions de rechange s’il y a lieu. Une mise en garde s’impose cependant. La seule présence d’une mention « Fabriqué au Canada » ne constitue pas une garantie que le produit ne vient pas de l’extérieur. La loi permet en effet de faire ce type d’étiquetage si une seule et minime opération a été faite au Canada. Il ne faut donc pas se contenter de cette simple mention.

En plus du questionnaire acheminé aux sections locales, la FTQ a également préparé un projet d’entente type à négocier avec l’employeur. À vous de vous en servir pour obtenir un engagement plus formel de sa part.

Les solutions de rechange ?
Vous vous demandez sans doute ce que vous pouvez faire si les vêtements sont fabriqués en Chine, en Inde ou ailleurs, en tout ou en partie ? La première question à se poser est la suivante : Est-ce qu’il existe des entreprises au Québec et au Canada qui fabriquent de tels vêtements et dans quelles conditions sont fabriqués ces vêtements? Nous travaillons actuellement à la préparation d’une liste de telles entreprises. Mais, autant vous le dire tout de suite, elles sont rares. Est-ce à dire qu’il n’y a rien à faire ? Pas du tout ! Il faut cependant être conscients que ce sera un travail de plus longue haleine et qu’il faudra obtenir une bonne collaboration de l’employeur.

C’est au fournisseur qu’il faut poser les premières questions. D’où proviennent les vêtements qu’il fournit. Quelle est le nom de l’entreprise qui les fabrique ? Où est-elle située exactement ? Est-ce qu’il y a une adresse ? Lorsque vous aurez obtenu toutes ces informations, l’action se déplace au niveau international. Les Services d’éducation et de solidarité internationale de la FTQ peuvent vous soutenir dans vos démarches.

De plus, il existe plusieurs organisations qui ont pour mission de vérifier si les entreprises respectent les droits du travail. Ces organisations font enquête dans les usines, interrogent des employés, collaborent avec des groupes communautaires locaux et dressent des bilans sociaux des compagnies. Il faut par contre s’assurer que ces organisations sont impartiales et indépendantes et qu’elles rendent publics les rapports d’enquêtes.

Quelques bonnes références :

• COVERCO : www.coverco.org » target= »_blank »>www.coverco.org
• VERITE: www.verite.org » target= »_blank »>www.verite.org

Les interventions des syndicats et de la FTQ
Plusieurs syndicats nationaux de la FTQ sont très majoritaires dans certains secteurs. C’est le cas par exemple dans les municipalités, l’aéronautique, le transport en commun, l’alimentation, etc. Dans ces cas, il s’agit de grandes entreprises ou de regroupements importants. Les quantités de vêtements achetés sont tout sauf négligeables. C’est donc un lieu d’intervention à privilégier. La FTQ et la Coalition québécoise contre les ateliers de misère entendent travailler étroitement avec les syndicats qui mettront en branle des actions.

Enfin, la centrale exigera du gouvernement du Québec, qui dépense des millions de dollars pour fournir des uniformes ou accessoires de travail, qu’il n’encourage pas les ateliers de misère. Les politiques d’achat des gouvernements et des services publics doivent être questionnées. La FTQ poursuivra aussi ses pressions sur la question de l’étiquetage des produits.

Entrez dans l’action

Solidarité internationale FTQ
(514) 383-8000
www.ftq.qc.ca

Oxfam Québec
(514) 937-1614
www.oxfam.qc.ca » target= »_blank »>www.oxfam.qc.ca

Coalition québécoise contre les ateliers de misère
(514) (514) 383-2266
www.ciso.qc.ca/ateliersdemisere » target= »_blank »>www.ciso.qc.ca/ateliersdemisere

Réseau de solidarité avec les maquiladoras
www.maquilasolidarity.org/francais/index.htm » target= »_blank »>www.maquilasolidarity.org/francais/index.htm