« Le ministre n’offre pas de flexibilité, juste du temps. » —Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ

Réaction de la FTQ aux amendements au projet de loi no 3

Montréal, le 2 octobre 2014. − La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) s’insurge contre le manque d’écoute et de flexibilité du gouvernement Couillard dans un dossier complexe qui exige une approche nuancée. Les amendements au projet de loi no 3 proposés ce matin par le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, ne semblent pas découler d’une réelle écoute des parties qui ont participé à la commission parlementaire. Le ministre a plutôt choisi de donner un peu plus de temps pour l’application de cette loi qui impose la restructuration des 172 régimes de retraite municipaux.

« Le ministre se vante d’être flexible, mais il annonce plutôt du temps supplémentaire pour appliquer sa réforme », réagit le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux. « Sur le fond du problème, il ne semble pas être disposé à entendre ce que tout le monde lui dit sur le terrain, c’est-à-dire : de grâce, ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain, respectez les ententes signées, nuancez votre approche mur-à-mur, car la majorité des régimes n’est pas en difficulté », ajoute Serge Cadieux.

« Contrairement à ce que dit le ministre, nous n’avons pas demandé le retrait pur et simple de son projet de loi. Nous sommes disposés à faire le débat. Mais nous avons demandé de pouvoir le faire avec des informations à jour. Or, le ministre refuse de fournir les derniers chiffres disponibles à la Régie des rentes du Québec. C’est déplorable et même scandaleux! », s’insurge le secrétaire général de la FTQ.

Rappelons que la FTQ s’est montrée ouverte à des modifications de ce projet de loi puisqu’elle a dit :

NON à remettre en cause les ententes signées de bonne foi entre les parties et qui accordent des droits aux salariés et aux retraités relativement au service passé.

OUI à négocier des conditions différentes pour le service futur afin d’assurer une santé financière adéquate et de pérenniser les régimes actuellement en difficulté.

OUI à la fixation d’un seuil de capitalisation (85 %) à partir duquel la restructuration des régimes est déclenchée.

De plus, la FTQ revendique depuis plusieurs années la bonification du Régime de rentes du Québec qui bénéficierait à l’ensemble de la population.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.