« Le ministre Blackburn à côté de la track! » – René Roy, secrétaire général de la FTQ

Comité parlementaire sur la loi antibriseurs de grève

Photo du secrétaire général de la FTQ, René Roy

Le secrétaire général de la FTQ, René Roy

Ottawa, le 7 décembre 2006 – Présent ce matin en comité parlementaire à Ottawa, le secrétaire général de la Fédération des travailleurs et tr availleuses du Québec (FTQ), René Roy, a accusé le ministre Blackburn de faire de la démagogie dans le dossier du projet de loi antibriseurs de grève.

« D’affirmer que de telles dispositions mettraient l’économie du pays à terre, c’est faire fi de l’histoire des relations de travail des 30 dernières années au Québec! Nous croyons au contraire que ce projet de loi va civiliser et améliorer les relations de travail », fait valoir le secrétaire général de la FTQ, René Roy.

Une question de justice

Pour la FTQ, la loi antibriseurs de grève est nécessaire pour assurer un équilibre dans les rapports de force entre employeurs et travailleurs. L’utilisation de briseurs de grève nie, dans les faits, le droit reconnu à la grève.

« La grève est un moyen de dernier recours qui demande de grands sacrifices de la part des travailleurs. On s’attend du législateur qu’il assure un équilibre entre les parties. En permettant l’utilisation de briseurs de grève, la loi fournit aux mauvais employeurs un outil supplémentaire pour négocier de mauvaise foi », ajoute René Roy.

Des arguments sans fondement

L’exemple du Québec, où la loi antibriseurs de grève est en vigueur depuis 1977, contredit les arguments simplistes martelés sur la place publique depuis quelques jours par certains groupes patronaux. Rappelons en effet qu’au Québec, la loi antibriseurs de grève a permis de civiliser les relations de travail et de faire diminuer la violence et les actes de frustration en période de conflits de travail. « Nous constatons de plus que les conflits les plus durs sont souvent sous la coupe de la loi fédérale », déclare René Roy.

La FTQ souhaite que les membres du Comité concentreront leur attention sur l’intérêt démocratique plutôt que sur des scénarios alarmistes sans fondement. Pour les travailleuses et les travailleurs, c’est une question de respect et d’équité!

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres.

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Source : FTQ
Pour information : Isabelle Gareau,FTQ
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