Le développement durable : au cœur des interventions de la FTQ

Le président de la FTQ, Michel Arsenault

Le président de la FTQ, Michel Arsenault

Dans un article publié dans un quotidien le 20 avril dernier, Daniel Breton s’en prend à la FTQ en arguant que plutôt que de chercher à développer les énergies et les technologies vertes, elle s’entête à appuyer des industries comme celles de l’amiante ou du nucléaire.

Capables d’essuyer les critiques, la FTQ et ses syndicats affiliés condamnent toutefois les affirmations gratuites.

En affirmant que la FTQ se comporte écologiquement et collectivement de façon répréhensible, M. Breton fait la démonstration de son ignorance quant aux positions pourtant défendues sur la place publique par la FTQ.

En mai 2010, lors de la consultation sur le projet de loi modifiant la Loi des mines, la FTQ disait clairement que le Québec de 2010 n’étant plus celui de 1880, date de l’adoption de la première loi sur les mines, il faudrait nécessairement procéder à une réévaluation en profondeur. « Les Québécois et Québécoises sont, écrivions-nous, de plus en plus conscients de l’importance de fonder le développement du Québec sur des bases durables, avec des moyens respectueux tant de l’environnement que des communautés… ».

En novembre 2010, lors de la consultation sur l’exploitation des gaz de schiste, la FTQ mettait en question « l’inébranlable résolution du gouvernement d’aller de l’avant » et affirmait qu’elle faisait du développement durable « une constante dans toutes ses interventions », tout en demandant un temps d’arrêt.

« Pour nous actuellement, dans les conditions présentes, il nous apparaît suffisamment clair que l’exploitation des gaz de schiste ne s’inscrit pas dans une perspective de développement durable, tant aux niveaux économique, environnemental que social. »

Quant à l’amiante, nous nous sommes toujours reposés sur les études scientifiques, notamment celles exposées lors de la Conférence internationale sur l’amiante chrysotile tenue à Montréal en 2006, confirmant la possibilité de son utilisation sécuritaire et contrôlée, tant pour le monde du travail que pour la santé publique.

Plus récemment, la FTQ s’est prononcée pour le renouvellement des permis d’exploitation de Gentilly-2 : « Pour parler clair, nous avons deux préoccupations majeures en ce qui concerne la poursuite des activités de Gentilly-2. Tout d’abord, l’assurance que la réfection sera faite de façon fiable et sécuritaire. Et deuxièmement, compte tenu de cette assurance, nous avons à cœur le développement économique local et régional, avec le maintien d’emplois de qualité et la création de centaines d’emplois indirects requis par la réfection de la centrale dans plusieurs domaines d’activités économiques. » Le tout devant se faire en s’assurant de la santé et de la sécurité des populations qui vivent à proximité des installations.

Monsieur Breton se dit favorable au milieu syndical, mais il s’étonne que la FTQ, irresponsable, se porte par ailleurs à la défense des emplois. La FTQ représente 600 000 travailleurs et travailleuses. Son mandat est de les défendre et de s’assurer que leur santé et leur sécurité au travail soient au cœur de ses préoccupations.

Les mémoires de la FTQ sur ces différents sujets sont disponibles sur son site Internet.

–Michel Arsenault, président Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec