« Le budget fédéral aggrave le déséquilibre fiscal aux dépens du Québec » – René Roy, secrétaire général de la FTQ

Le secrétaire général la FTQ, René Roy

Le secrétaire général la FTQ, René Roy

Montréal, le 23 mars 2004 – « Alors que les besoins à combler sont dans les provinces et que l’argent est à Ottawa, le budget fédéral aggrave encore le déséquilibre fiscal aux dépens des provinces et en particulier du Québec », déclare le secrétaire général de la FTQ, M. René Roy, en réaction au budget présenté par le ministre des Finances Ralph Goodale.

« C’est bien beau de faire preuve de prudence fiscale et d’être pour la vertu sauf que les provinces ont des besoins énormes, surtout en santé et en éducation, et qu’Ottawa ne fait rien pour les aider à les combler, ni maintenant ni dans un avenir prévisible. Ottawa continue d’empiéter dans les compétences des provinces mais il ne leur donne rien de plus », dit M. Roy.

« Ainsi, le gouvernement Martin n’injecte pas de nouvelles sommes dans la santé, sauf celles prévues lors de la rencontre des premiers ministres en février 2003. Le premier ministre Martin s’était pourtant engagé, dans son discours du trône, à aider à réduire les temps d’attente. »

« Du côté de l’assurance-emploi, ajoute M. Roy, et malgré les surplus faramineux du régime, Ottawa ne lève pas le petit doigt pour aider les chômeurs et les chômeuses. Il n’apporte aucune bonification au régime. Voilà encore de l’argent dérobé aux travailleurs et aux travailleuses. »

M. Roy note aussi que ce budget ne contient rien pour le logement social, rien pour l’assurance parentale, ni aucune mesure de correction de la péréquation. Il ne contient non plus aucune baisse d’impôt pour les contribuables. « En constatant tout ce que ce budget ne contient pas, on voit bien que le gouvernement fédéral travaille contre les provinces et en particulier contre le Québec qui doit subir un déséquilibre fiscal croissant, de plus en plus inquiétant pour son avenir au sein du Canada », conclut M. Roy.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.