« Le bâillon ne fait que retarder les vrais débats » – Henri Massé, président de la FTQ

Henri Massé, président de la FTQ <br> <br>Photo Serge Jongué

Henri Massé, président de la FTQ

Photo Serge Jongué

Montréal, le jeudi 16 décembre 2004 – « L’utilisation du bâillon n’est pas plus acceptable en décembre 2004 qu’elle ne l’était en décembre 2003. Le gouvernement ne doit pas oublier que les débats qu’il veut ainsi balayer sous le tapis reviendront à la surface tôt ou tard. Et plus tôt que tard, si on en juge par la mobilisation de nos membres sur les partenariats public-privé (PPP) », a déclaré le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), M. Henri Massé.

« Nos délégués réunis en congrès ont été très clairs il y a deux semaines. Si le gouvernement ou une quelconque administration, dans la santé, dans l’éducation, dans les transports ou dans les municipalités s’avise de privatiser, par le biais d’un PPP ou autrement, des tâches actuellement accomplies par des employés des services publics, nos membres du secteur privé seront solidaires. Ce n’est pas strictement une question de relations de travail, c’est un enjeu de société », a ajouté le président de la FTQ.

« C’est plus qu’une question de principe », a fait valoir le président de la plus grande centrale syndicale québécoise, « nos membres refusent un projet de société qui remettrait en question les acquis obtenus de haute lutte depuis des années. Nous ne sommes certainement pas gênés de défendre les conditions de travail de nos membres qui ont été négociées de bonne foi entre deux parties. Mais nos membres refusent le nivellement par le bas, la Wal-Martisation des emplois, le cheap-labour ».

« Peu importe le bâillon ou l’Agence de PPP, nous suivrons à la trace tous et chacun des projets de PPP que le gouvernement ou les administrations publiques tenteront de mettre en place », a conclu Henri Massé.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.