Le 14 octobre 2003 : la lettre du Premier ministre, un point tournant

Jusqu’à la publication de sa fameuse lettre ouverte du 14 octobre dernier, le premier ministre, entre deux visites à New-York et ses vacances à North-Hathley, s’était donné le rôle de pompier dans l’opinion publique pour éteindre les feux allumés par l’un ou l’autre de ses ministres.

“ Le premier
ministre s’était
donné le rôle de
pompier. ”

Les ministres, quant à eux, se sont contentés de temporiser, de gagner du temps dans les dossiers déjà engagés comme l’équité salariale, le plan de lutte à la pauvreté, etc. Bref la machine gouvernementale s’est ni plus ni moins mise au neutre, hormis des consultations internes des ministères sur les compressions possibles dans les programmes ou sur l’abolition pure et simple de sociétés d’État.

“ Jean Charest a
lui-même ouvert
les hostilités. ”

Avec la publication de sa lettre, le 14 octobre dernier, Jean Charest a lui-même ouvert les hostilités. À la lecture de cette lettre, rien de nouveau n’est apparu sur les intentions du gouvernement. Le seul élément nouveau était la mise en garde à peine voilée au mouvement syndical de prendre sa pilule et de mettre de côté ses intérêts corporatistes au nom «des intérêts historiques du Québec».

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