Lauréate de la bourse FTQ du concours « Chapeau, les filles! » 2000 Ann Jobin réalise son rêve dans un métier d'avenir

Montréal, 8 mai 2000 – Ann Jobin est une femme déterminée. Elle a choisi le métier de peintre en bâtiment qu’elle compte exercer dans la région de Québec. Elle est récipiendaire du prix « Équité » remis par la FTQ dans le cadre du concours Chapeau, les filles! 2000.

« La FTQ est heureuse d’encourager des travailleuses à prendre leur place dans les métiers non traditionnels. Le prix « Équité » est un moyen de favoriser leur accès et leur intégration dans ces métiers, ainsi que leur maintien dans ces emplois », a déclaré Johanne Vaillancourt, vice-présidente de la FTQ, lors de la remise des prix nationaux, à la Bibliothèque nationale du Québec, ce matin. Madame Vaillancourt est une pionnière en la matière puisqu’elle est conseillère syndicale au Syndicat des Teamsters (FTQ) depuis plus de 20 ans.

La récipiendaire de la bourse de 1000 $ offerte par la FTQ a voulu se réorienter 25 ans après avoir quitté l’école et après avoir occupé des emplois dans des secteurs traditionnellement féminins. « J’en avais assez d’occuper deux à trois emplois différents pour joindre les deux bouts! Je devais redéfinir ce que je voulais faire pour procurer une vie satisfaisante à mon fils et à moi-même. » Pour Ann Jobin, le diplôme d’études professionnelles en peinture de bâtiment concrétisait son rêve.

Le prix « Équité »
Le prix « Équité » de la FTQ est accordé à une travailleuse qui a connu des situations précaires d’emploi et qui a décidé de se diriger ou de se réorienter vers un emploi d’avenir. « Nous voulons ainsi contribuer à freiner l’emploi précaire et à améliorer les conditions de travail des femmes », a précisé la vice-présidente de la centrale.

La FTQ est partenaire du concours « Chapeau, les filles! » pour une deuxième année consécutive. Elle a également participé financièrement aux prix régionaux décernés le mois dernier dans le cadre du même concours.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente près d’un demi-million de membres dont plus du tiers sont des femmes. Elles travaillent dans la restauration, l’hôtellerie, le commerce de détail, la santé, le soutien scolaire, les communications, l’entretien ménager, les bureaux, les caisses populaires, le textile et le vêtement. Beaucoup travaillent à temps partiel ou sur appel, parfois au salaire minimum ou tout près. Toutefois, un nombre grandissant d’entre elles occupent des emplois traditionnellement masculins dans les usines, l’aérospatiale, la construction, la métallurgie, les municipalités (cols bleus) ou le transport.