« L'ALÉNA n'est pas un modèle pour la ZLÉA »

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« Le traité de l’ALÉNA, c’est la mondialisation selon la vision des corporations, une vision qui est vouée à l’échec parce qu’elle permet la suppression de la liberté et de la démocratie. Cet accord de libre-échange ne doit pas être un modèle pour la future ZLÉA. »

C’est en ces termes clairs que le président international de l’Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale (AIMTA), Thomas Buffenbarger, a dénoncé les négociations qui ont cours présentement pour la mise en place de la Zone de libre-échange des Amériques.

Il a expliqué que le choix se pose actuellement entre deux formes de mondialisation. La première est celle des entreprises, une vision qui trouve normal et acceptable l’assassinat de syndicalistes, le travail des enfants, les pratiques discriminatoires, etc. Il a poursuivi en disant que nous devions défendre une autre mondialisation, celle qui ne tolère pas l’arrestation et l’exécution de syndicalistes, qui défend la démocratie, qui est respectueuse des droits humains et qui prône le rehaussement du niveau de vie de tous les peuples, partout dans le monde.

Le confrère Buffenbarger a qualifié de « vautours » les multinationales qui, au lendemain des tristes événements du 11 septembre, ont rameuté leurs démarcheurs politiques pour qu’ils envahissent le Congrès américain et exigent des milliards de dollars du gouvernement… pas pour les dizaines de milliers de travailleurs victimes de la tragédie, ni pour ceux et celles qui perdaient leur emploi, entre autres dans le transport aérien, mais pour leurs propres intérêts d’entreprise.

« La forme que prendra la mondialisation dans l’avenir, a-t-il conclu, dépend en grande partie de nous, du mouvement syndical. »