LA VRAIE FORCE DE NOTRE MOUVEMENT - Henri Massé insiste sur l'importance de se serrer les coudes

Henri Massé, président de la FTQ

Henri Massé, président de la FTQ

Pour son premier discours à titre de président devant le congrès de la FTQ, Henri Massé avait choisi un titre qui en dit long : La vraie force de notre mouvement. Il a insisté sur ce qui est à la base de cette force, c’est-à-dire notre solidarité. « Il faut travailler ensemble, travailler dans l’unité. » Il a démontré l’importance de se serrer les coudes. En quittant son texte, il a rappelé comment la solidarité était venue à bout de deux conflits de travail majeurs durant les dernières années.

Il a parlé des Teamsters et de SGT 2000 qui refusait de négocier une première convention collective avec ses 380 chauffeurs de camion. « Les syndicats locaux ont convaincu leur employeur de cesser d’utiliser les services de ce transporteur. Le conflit s’est vite réglé. Le plus beau, c’est que les relations de travail sont au mieux depuis ce temps-là. »

Un autre conflit a connu un dénouement heureux après des mois de grève, grâce au coup de main de deux affiliés de la construction, la Fraternité nationale des charpentiers-menuisiers et l’Union nationale des poseurs de systèmes intérieurs, revêtements souples et travailleurs d’usines. Une fois le mot d’ordre lancé, « on ne posera plus de Westroc », ce fabricant de panneaux de gypse a vite été obligé de considérer les demandes des 80 membres du SCEP qui réclamaient des conditions de travail semblables à celles offertes dans quatre autres usines canadiennes de l’entreprise.

Henri Massé a souligné que, dans un contexte de mondialisation, aucun syndicat, si puissant soit-il, ne peut se passer de l’appui des autres.

La politique de présence de la FTQ
Les congressistes ont applaudi à plusieurs passages du discours du président, notamment quand il a parlé de la politique de présence de la FTQ et de son pragmatisme. Une présence redevable aux dirigeants et membres du Bureau mais aussi aux 3 500 conseillères et conseillers syndicaux à plein temps, ainsi qu’à quelque 25 000 militants et militantes dans tous les coins du Québec.

Enfin, Henri Massé a salué les pratiques de nos syndicats qui, en temps de récession ou de ralentissement économique, proposent des mesures réalistes comme le travail partagé ou la fin des heures supplémentaires pour garder leurs membres au travail. « On peut être fiers d’eux à la FTQ », a-t-il mentionné.