« La SGF et Québec abandonnent les travailleurs et mettent en danger tout le secteur de la pétrochimie québécoise » – Michel Arsenault, président de la FTQ

Réaction de la FTQ à la fermeture des usines Pétromont de Varennes et de Montréal-Est

Le président de la FTQ, Michel Arsenault

Le président de la FTQ, Michel Arsenault

Montréal, le 12 février 2008 – L’annonce de la fermeture des installations de Pétromont à Varennes et à Montréal-Est est vivement dénoncée par la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et par le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP). « La Société générale de financement (SGF) et le gouvernement du Québec récoltent ce qu’ils ont semé, c’est-à-dire rien. Par le passé, la SGF n’avait pas peur d’investir dans le secteur industriel ou d’intervenir pour soutenir les entreprises. Or, dans le cas de Pétromont, les difficultés étaient connues depuis fort longtemps », a déclaré le président de la FTQ, Michel Arsenault.

Absence de politique industrielle

Cette fermeture est le résultat d’une absence de vision de la part du gouvernement du Québec et de la SGF. « La Société générale de financement ne fait pas son travail et le gouvernement du Québec a maintenant le devoir de tout mettre en œuvre pour venir en aide aux travailleurs et à l’industrie de la pétrochimie. Québec doit sauver Pétromont », a ajouté le vice-président administratif du SCEP, Joseph Gargiso, dont le syndicat représente 180 des 325 travailleurs des usines Pétromont.

« Québec ne peut rester les bras croisés dans ce dossier. Montréal a déjà été un centre important de la pétrochimie. Pétromont étant le principal fournisseur de matières premières du secteur du plastique, qui compte quelque 25 000 emplois au Québec, c’est toute cette industrie qui devient vulnérable. La fermeture de Pétromont risque d’avoir un effet domino et d’entraîner ce secteur industriel dans un abîme sans fond dont le résultat sera la fermeture d’entreprises et la perte de centaines d’emplois. Le gouvernement Charest doit redonner ses lettres de noblesse à une industrie qui a longtemps fait la fierté de l’économie de la métropole, on ne peut se contenter de vœux pieux », a conclu le président de la FTQ.

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