La retraite anticipée et la retraite progressive

Sur la première photo, Richard Adams, membre du comité de négociations chez Pratt & Whitney, est responsable du dossier retraite à la section locale 510 des TCA.<i>Photo TCA-510</i> <br> <br>Sur la seconde photo: Chauffeur à l’emploi de Transport adapté du Québec Métro, Serge Villeneuve est vice-président de la section locale 7708 du Syndicat des Métallos et vice-président du Conseil régional FTQ Québec et Chaudière-Appalaches. <i> Photo Didier Debusschere

Sur la première photo, Richard Adams, membre du comité de négociations chez Pratt & Whitney, est responsable du dossier retraite à la section locale 510 des TCA.Photo TCA-510

Sur la seconde photo: Chauffeur à l’emploi de Transport adapté du Québec Métro, Serge Villeneuve est vice-président de la section locale 7708 du Syndicat des Métallos et vice-président du Conseil régional FTQ Québec et Chaudière-Appalaches. Photo Didier Debusschere

La retraite anticipée
pour éviter les mises à pied

Négocier une retraite anticipée est une stratégie utilisée par les syndicats pour éviter des mises à pied. C’était le cas pour la section locale 510 des TCA, chez Pratt & Whitney, aux négociations de 2001.

«On a négocié une retraite anticipée à 58 ans sans pénalité pour éviter des mises à pied aux plus jeunes. Et 167 membres en ont bénéficié, raconte Richard Adams, membre du comité de négociations responsable des dossiers retraite, assurances collectives et régime d’épargne. On a enrichi le régime. Chaque personne visée touche un supplément de rente de 600 $ par mois jusqu’à 65 ans. Elle reçoit aussi une semaine de salaire par année de service pour un maximum de 20 ans en plus d’un montant forfaitaire de 3 000 $. Ces deux dernières sommes sont à l’abri de l’impôt si elles sont versées dans un REER.»

Pour les membres et le comité de négociation, le dossier de la retraite est la priorité depuis une douzaine d’années. On a commencé à réfléchir à la retraite progressive. Mais Richard Adams croit qu’il faudra bien en évaluer les conséquences. «Si on négocie la retraite progressive, il va falloir penser à une période maximum sinon plus personne ne va vouloir prendre sa retraite !»

Il souhaite avant tout que les responsables de ce dossier dans les syndicats aient accès à tous les outils nécessaires pour être mieux formés et mieux en mesure de préparer leurs membres. «Le colloque de la FTQ était un bon début», conclut-il.

La retraite progressive
pour mieux y faire face

Chauffeur à l’emploi de Transport adapté du Québec Métro, Serge Villeneuve est vice-président de la section locale 7708 du Syndicat des Métallos et vice-président du Conseil régional FTQ Québec et Chaudière-Appalaches. Il a négocié un programme de retraite progressive qui fait partie intégrante de la convention collective.

«Durant mes vingt ans dans le mouvement syndical, j’ai trop vu de confrères prendre leur retraite et ne pas être prêts à partir. C’est une transition difficile à faire et je pense que la retraite progressive est un moyen d’aider à faire ce passage.»

Villeneuve, le programme doit se dérouler sur une période minimum d’un an et pour un maximum de cinq ans. Le salarié intéressé peut diminuer jusqu’à 60 % de ses heures de travail et reçoit le salaire équivalent. Le pourcentage de temps travaillé peut varier pendant la durée de l’entente.

Les diverses cotisations aux régimes collectifs sont maintenues selon le statut à temps plein ou à temps partiel de départ, malgré la diminution des heures de travail. De façon générale, les divers avantages sociaux s’appliquent au prorata des jours travaillés. L’ancienneté continue de s’accumuler.