La relève bien vivante à la FTQ

Plus de 140 jeunes réunis pour parler de syndicalisme

Sainte-Adèle, le 28 septembre 2011 – C’est sur le thème de la mobilisation que s’ouvre ce matin le 10e camp de formation annuel des jeunes de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Les quelque 140 jeunes présents profiteront de cette rencontre de trois jours pour faire le point sur l’état de la mobilisation syndicale au Québec. L’accès à l’éducation, l’action politique, la question énergétique et la solidarité internationale seront aussi parmi les enjeux abordés.

« Nous subissons des attaques de la droite qui rappellent les discours antisyndicaux d’il y a plus d’un siècle. Les organisations syndicales et leurs membres doivent plus que jamais se mobiliser et s’organiser pour y faire face », affirme le président du comité des jeunes de la FTQ, Nicolas Lemieux.

Que ce soit la mobilisation dans les milieux de travail, dans la collectivité, pour l’accès à l’éducation ou pour un libre-échange à visage humain, les jeunes syndicalistes sont convaincus que le mouvement syndical demeure l’outil idéal pour faire changer les choses et mobiliser les travailleurs et les travailleuses de façon démocratique.

« La mobilisation syndicale prend tout son sens dans un monde du travail en plein bouleversement où l’équité, la justice sociale et les droits des travailleurs sont en recul, où la précarité est devenue normale, où la mondialisation influe sur la condition humaine partout sur la planète. Dans ce contexte, la mobilisation peut sembler difficile, mais c’est en soi une raison de redoubler d’efforts », déclare Nicolas Lemieux.

Les participants et les participantes proviennent de secteurs divers. Ils sont infirmiers, secrétaires, techniciens en documentation, de laboratoire ou encore croupiers, travailleurs des postes, travaillent chez Bombardier, Pratt et Whitney et Hydro-Québec. Ce sont également des travailleurs et travailleuses dans le secteur manufacturier, les télécommunications, les commerces de détail, les résidences de réadaptation ou CHSLD, les centres d’appels ou à l’Institut Pinel. Ils sont employés de soutien ou travailleurs du meuble, ou encore étudiants auxiliaires employés de recherche ou d’enseignement dans une université.

« Avec plus de 140 jeunes membres militants provenant de tous les syndicats affiliés, cette réunion annuelle envoie un message clair : le syndicalisme est toujours d’actualité et la relève s’implique », ajoute Nicolas Lemieux.

Le comité des jeunes a pour mandat de conseiller la FTQ sur les questions touchant la jeunesse, notamment en matière de promotion du syndicalisme, de la formation syndicale, d’information, de recrutement, de santé et de sécurité et des conditions de vie des jeunes.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de 600 000 membres.