La ministre Christine St-Pierre rencontre les membres des comités de francisation de la FTQ

Photo de l'événement.

Montréal, le 30 mars 2009. – La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, assiste ce matin à la rencontre annuelle des membres des comités de francisation de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).

Plus d’une centaine de militants et de militantes participent chaque année à cet événement qui permet de faire le bilan de l’état d’avancement du français dans les milieux de travail. Cette rencontre est un moment privilégié pour les membres des comités de francisation de partager des expériences, de témoigner des avancées, mais également de certains reculs et des efforts de francisation dans leurs milieux de travail respectifs.

« Nous nous réjouissons aujourd’hui de la visite de Christine St-Pierre. Pour la FTQ, cela reflète l’importance que le gouvernement du Québec accorde à ce dossier », affirme le secrétaire général de la FTQ, René Roy. Celui-ci a d’ailleurs rappelé que le plan d’action du gouvernement, mis en place en 2008, a été très bien accueilli par la FTQ alors que les coupures successives à l’Office québécois de la langue française ont mis en péril certains acquis.

Le secrétaire général profite de cette rencontre annuelle pour rappeler qu’environ la moitié des francophones qui travaillent dans les deux langues dans le secteur privé communiquent principalement en anglais lors des échanges avec leurs supérieurs, collègues et subordonnés anglophones. De plus, l’usage du français au travail chez les allophones ne s’est pas réalisé ou si peu. Le Québec accueille chaque année en moyenne quelque 50 000 personnes immigrantes, dont plus de la moitié n’ont aucune connaissance du français.

L’Office doit avoir de vrais pouvoirs

C’est dans ce contexte que la FTQ souhaite qu’une démarche soit entreprise pour restructurer l’Office québécois de la langue française afin qu’il ait davantage de moyens et de pouvoirs. Pour ce faire, la FTQ exige des modifications structurelles pour permettre aux membres de l’Office de détenir des pouvoirs réels quant au fonctionnement et à la mission de l’Office.

L’intégration des nouveaux arrivants

Pour la FTQ, les milieux de travail sont des lieux privilégiés de l’apprentissage du français et, à ce chapitre, le travail des militants et des militantes doit être souligné. « La vivacité de la langue de la langue française, nous la devons à des personnes comme vous. C’est grâce à l’engagement et à la passion des militants et des militantes que notre langue survit au Québec », a déclaré René Roy.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de un demi-million de membres.