« La FTQ travaillera avec un gouvernement libéral » - René Roy, secrétaire général de la FTQ

René Roy, secrétaire général de la FTQ <br><i>(Photo: Serge Jongué)

René Roy, secrétaire général de la FTQ
(Photo: Serge Jongué)

Montréal, le 14 avril 2003 – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) salue l’élection du Parti Libéral à l’issue des résultats du scrutin dévoilés ce soir. Le secrétaire général de la centrale syndicale, M. René Roy, a rappelé que la FTQ s’est toujours dite à prête à travailler avec le parti choisi par la population comme elle l’a d’ailleurs fait avec les gouvernements libéraux depuis plus de 40 ans.

« Nous demandons toutefois aux nouveaux élus de ne pas jeter par dessus bord ce qui fonctionne bien dans l’héritage laissé par l’administration péquiste, surtout au plan des mesures sociales et des relations de travail. Les libéraux peuvent être assurés de notre collaboration, particulièrement dans leur volonté de faire de la santé une priorité », a déclaré le dirigeant de la FTQ dans une première réaction au dévoilement des résultats du vote.

Quant au cadre financier présenté par le Parti Libéral depuis l’automne dernier, la FTQ souhaite son resserrement afin de ne pas mettre en péril l’équilibre des finances publiques. « Surtout, il ne faudrait pas ériger en dogme les réductions d’impôts promises si cette voie risque de compromettre la poursuite ou la mise en place de mesures dont l’objectif est le bien-être social et économique de la population », a repris M. Roy.

Au chapitre de la création d’emplois, la FTQ demande au futur gouvernement de revoir la décision de geler les budgets de tous les ministères sauf ceux de la santé et de l’éducation.
« Cette décision équivaut dans les faits à une réduction des budgets et des effectifs et remet en cause des emplois de qualité et des services essentiels à la population. Toujours dans une perspective de maintien et de création d’emplois, nous demandons également à ce gouvernement de ne pas couper dans les crédits d’impôts reliés à la création d’emplois », a insisté René Roy.

Quant au Parti Québécois, la FTQ espère que ses élus consacreront autant d’énergie dans leur nouveau rôle de chien de garde des politiques gouvernementales qu’ils en ont consacré au gouvernement. « Le gouvernement du Parti Québécois nous laisse un héritage non négligeable, particulièrement au chapitre des relations de travail, de la création d’emplois et de l’équilibre des finances publiques et nous l’en remercions collectivement en espérant que la nouvelle administration poursuive dans cette voie », a souhaité le dirigeant syndical.

Rappelant que la FTQ, par sa plate-forme et ses revendications, diverge profondément sur bon nombre des propositions avancées par l’Action Démocratique du Québec (ADQ), particulièrement sur l’approche des relations de travail, de l’accès à la syndicalisation, de la privatisation ou de la sous-traitance, René Roy n’en salue pas moins l’énergie déployée par Mario Dumont qui a suscité des débats dont nous ne pouvons faire l’économie au Québec. « Mario Dumont aura au moins eu le mérite de fouetter l’ardeur de nos troupes qui se sont impliquées à fond dans l’arène électorale », a conclu M. Roy.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.