LA FTQ TIENT UN COLLOQUE SUR LES JEUNES ET LE SYNDICALISME, LES 27-28 JANVIER À MONTRÉAL – Selon un sondage CROP-FTQ, les jeunes sont les plus favorables aux syndicats

Montréal, 24 janvier 2000 - La FTQ tient à Montréal, les 27 et 28 janvier, un grand colloque sur les jeunes et le syndicalisme qui constitue une première dans le mouvement syndical, annonce le secrétaire général de la centrale, M. René Roy. Ce colloque servira notamment à préparer les interventions de la FTQ en vue du Sommet du Québec et de la jeunesse qui aura lieu à la fin de février.

Sur le thème Branchés sur une même solidarité, plusieurs centaines de délégués – dont la moitié auront moins de 35 ans – examineront le rôle et la place des jeunes dans les milieux de travail et les syndicats. Un des débats majeurs portera sur la précarité de l’emploi qui frappe surtout les jeunes, a fait savoir M. Roy.

Perception positive des syndicats

Contrairement à certains préjugés, ce sont les jeunes qui sont les plus favorables au syndicalisme, selon un sondage CROP réalisé pour le compte de la FTQ. Ainsi, 54 % des jeunes non syndiqués de moins de 25 ans préféreraient être syndiqués s’ils en avaient le choix, comparé à 30 % chez les non-syndiqués en général, révèle ce sondage CROP. Par ailleurs, 80 % des moins de 25 ans estiment que le syndicalisme est nécessaire, comparé à 67 % des Québécois en général.

Le sondage montre que les jeunes, plus particulièrement les 18-24 ans, ont une perception positive du mouvement syndical et des syndicats. Leur volonté de se syndiquer s’est concrétisée, par exemple, lors des récentes campagnes menées par des syndicats de la FTQ auprès du personnel des librairies Renaud-Bray et Garneau, où la moyenne d’âge des salariés est de 23 ans, ainsi qu’auprès du personnel d’accueil des cinémas.

Le Fonds étudiant solidarité-travail

La question de l’emploi est évidemment celle qui préoccupe le plus les jeunes – tout comme les aînés –, suivie par la question de l’éducation.

Pour aider les jeunes, la FTQ a mis l’épaule à la roue en lançant récemment le Fonds étudiant solidarité-travail du Québec, en collaboration avec son Fonds de solidarité et le gouvernement du Québec. Ce fonds, dont la mise a été de 20 millions de dollars, a permis l’été dernier à plus de 400 jeunes des niveaux secondaire, collégial et universitaire de faire des stages rémunérés en milieu de travail dans des syndicats, des coopératives, des groupes communautaires et des PME. On espère en accueillir près de 500 l’été prochain.

Une manière « jeune »?

Lors du colloque de la FTQ, le jeudi 27 en matinée, aura lieu une table ronde sur le thème Existe-t-il une manière « jeune » de faire du syndicalisme?. Y participeront entre autres des jeunes syndicalistes venus de trois centrales syndicales françaises (CFDT, CGT, FO), d’une centrale belge (FGTB) et de la centrale canadienne à laquelle la FTQ est associée, le Congrès du travail du Canada (CTC).

Le vendredi 28 en matinée, la présidente du Conseil permanent de la jeunesse, Mme Claireandrée Cauchy, parlera du rôle et de la place des jeunes dans la société québécoise.

Un document de travail substantiel, Les jeunes et le syndicalisme, préparé par le service de la recherche de la FTQ, sera également disponible.

La FTQ est la centrale qui représente le plus grand nombre de jeunes de moins de 35 ans, soit plus de 130 000, qui forment près de 30 % de son membership. La plus grande centrale syndicale québécoise, représente près d’un demi-million de membres.