La FTQ salue les travailleurs et les travailleuses des services de garde en milieu scolaire

Le président de la FTQ, Michel Arsenault

Le président de la FTQ, Michel Arsenault

Montréal, le 24 mai 2009 – À l’occasion de la Semaine des services de garde en milieu scolaire (SGMS) 1 qui se tient du 24 au 30 mai sur le thème « Entrez voir », la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), ainsi que les trois organisations syndicales qui représentent les membres des services de garde affiliés à la FTQ, le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau – Québec (SEPB-Québec), l’Union des employés et employées de service (UES-800) et le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), tiennent à souligner l’excellent travail des 12 500 personnes qui œuvrent à titre d’éducatrice, d’éducateur, de technicienne et technicien en service de garde, deuxième groupe en importance dans le réseau scolaire après les enseignants.

« Le travail de ce personnel est essentiel pour la bonne marche de notre système d’éducation et de soutien à la famille. Leur apport permet à près de 225 000 élèves de poursuivre leurs apprentissages et leur développement dans un environnement ludique et sécurisant. En soi, ces travailleuses et travailleurs participent à construire notre société de demain, dans des contextes qui parfois sont des plus difficiles. Ce sont des personnes précieuses et irremplaçables », a déclaré le président de la FTQ, Michel Arsenault.

L’importance de soutenir la qualité des services de garde

« Pour la FTQ, les SGMS doivent, dès maintenant, faire partie intégrante de la mission de l’école pour accroître la qualité des services offerts aux élèves. Il est essentiel d’établir des ponts entre les services de garde et l’école puisque ce sont les mêmes enfants dont il est question. Il faut que les SGMS soient reconnus en toute complémentarité avec les autres services et ressources essentielles de l’école.

« Un enfant qui se sent apprécié, reconnu, qui a sa place dans un milieu de vie et qui sait que l’on répond à ses besoins et intérêts sera davantage motivé et porté à s’investir dans son cheminement scolaire. Pour assurer de meilleures conditions d’apprentissage et de réussite pour tous, l’école et le service de garde doivent se confondre dans un même milieu de vie pour l’enfant. Pour y parvenir, le service de garde doit travailler de pair avec l’école pour le bien-être de l’enfant et créer un arrimage entre ce que l’enfant vit à l’école et au service de garde, ce qui permettra alors aux enfants de vivre une expérience en continuité. C’est avec cette vision que la FTQ croit que les SGMS pourront pleinement se réaliser », a ajouté Michel Arsenault.

L’augmentation de la qualité passe par l’amélioration des conditions de travail

Présentement, le roulement de personnel nuit au développement qualitatif des SGMS. Cette instabilité est principalement causée par des horaires de travail réduits et fragmentés (matin, midi et soir). Actuellement, près de 76%2 des éducatrices et éducateurs SGMS travaillent dans des emplois à statut précaire (temporaire ou à temps partiel).

« La FTQ est d’avis que les solutions passent, avant tout, par des horaires continus et par une plus grande implication des compétences de ce personnel dans la vie de l’école. Il faut que les postes d’éducatrice et d’éducateur en service de garde aient, sur une base hebdomadaire, en dehors de la présence des élèves, plus de temps de planification, de préparation, de réunion et d’organisation pour les services dispensés aux élèves, pour les rencontres de l’équipe-école, pour les plans d’intervention, avec le conseil d’établissement, auprès des parents ou autres intervenants. Les éducatrices et éducateurs en service de garde ont besoin de temps pour l’information et la réflexion. Du temps requis pour établir leur programme d’activité en lien avec ce qui se passe en classe et avec le programme éducatif de l’école. La planification des activités exige de penser, de chercher, d’écrire, de consigner, d’évaluer et toute cette démarche fait partie des tâches d’une éducatrice et d’un éducateur. La FTQ croit que ces tâches sont au cœur même de la fonction de travail et sont nécessaires pour assurer la qualité des services offerts aux enfants. En soi, le temps accordé à cet objectif est essentiel à la réalisation d’un bon programme d’activités et d’un service de qualité.»

« Finalement, la FTQ réitère toute l’importance du rôle de ce personnel dans ce service qui est maintenant névralgique pour notre société. Il doit dès maintenant, disposer de plus de ressources afin de consolider le réseau et d’en accroître le niveau de qualité. Encore une fois, bonne semaine des services de garde », a conclu le président de la FTQ, Michel Arsenault.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus d’un demi-million de membres.

1. Cette Semaine a été initiée par l’Association des services de garde en milieu scolaire du Québec (ASGEMSQ)

2. Statistique MÉLS (Comité ministériel en service de garde en milieu scolaire, 24 janvier 2008)

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Sources : FTQ, SEBP, UES-800, SCFP
Informations : Jean Laverdière FTQ, 514 893-7809