La FTQ salue les 30 ans de la Charte et réitère son engagement

30e anniversaire de l’adoption de la Charte de la langue française

Le secrétaire général de la FTQ, René Roy

Le secrétaire général de la FTQ, René Roy

Montréal, le 24 août 2007. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) tient à souligner le trentième anniversaire de l’adoption de la Charte de la langue française qui aura lieu ce dimanche 26 août. « La FTQ s’était réjouie, il y a trente ans, de l’adoption de cette loi qui répondait aux attentes des travailleurs et des travailleuses. Aujourd’hui, nous profitons de l’occasion pour réitérer notre engagement pour la défense et la promotion du français dans les milieux de travail », affirme le secrétaire général de la FTQ, René Roy.

Bien avant l’adoption de la Charte en 1977, la FTQ avait fait sienne la lutte pour la protection et la défense du français au travail. Aujourd’hui encore, la francisation des milieux de travail demeure un cheval de bataille de la FTQ. Plusieurs syndicats de la FTQ offrent des cours de français dans des secteurs d’activités où un grand pourcentage des salariés sont immigrants. La FTQ, par le biais de ses syndicats affiliés, est présente dans plus 600 comités de francisation en entreprise.

Qu’en est-il trente ans plus tard?

Si le français au travail a fait de réels progrès au cours des trente dernières années, le projet s’essouffle surtout à cause du manque de ressources, de soutien financier et de volonté politique des gouvernements. Les coupures budgétaires successives que connaît l’Office québécois de la langue française (OQLF), maître d’oeuvre de ce projet, mettent en péril les acquis du passé et annoncent un avenir incertain.

« Aujourd’hui, la bataille est loin d’être gagnée. Environ la moitié des francophones qui travaillent dans les deux langues dans le secteur privé communiquent principalement en anglais lors des échanges avec leurs supérieurs, collègues et subordonnés anglophones. Par ailleurs, l’usage du français chez les allophones ne s’est pas concrétisé ou si peu, et il y a encore 54 % de transfert linguistique de la langue d’usage des personnes immigrantes (celle parlée à la maison) vers l’anglais », s’inquiète René Roy.

Reprendre le chantier d’une politique linguistique

Pour la FTQ, le 30e anniversaire de la Charte représente un moment privilégié pour le gouvernement d’affirmer une réelle volonté politique en faveur de la francisation. La FTQ considère également que le Québec devrait songer à se donner une véritable politique linguistique qui devrait tenir compte du contexte actuel de la mondialisation, des nouvelles technologies et de la francisation des personnes immigrantes.

Une meurtrissure qui tombe bien mal

La FTQ déplore la décision de la Cour d’appel du Québec qui invalide une disposition de la Charte limitant l’accès à l’école anglaise. Cette nouvelle meurtrissure infligée à la loi 101, qui en a d’ailleurs connu plusieurs autres au cours des trente dernières années, va à l’encontre d’un large consensus social au Québec. Cette décision constitue une injustice sociale qui favorise encore les mieux nantis qui pourraient se prévaloir de ce soi-disant privilège si cette décision était maintenue.

La FTQ sera de la marche pour souligner le 30e anniversaire

La FTQ participera, ce dimanche le 26 août à Montréal, à la marche organisée par le Mouvement Montréal français pour souligner le 30e anniversaire de la Charte.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de un demi-million de membres.

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