La FTQ rejette le projet de loi 60 sur la modernisation du régime de santé et de sécurité du travail

Montréal, le 25 avril 2012 – C’est à l’unanimité que les membres du bureau de direction de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ont rejeté les principales recommandations du projet de loi 60 visant la modernisation du régime de santé et de sécurité du travail.

« Nous avons pris le temps d’examiner en profondeur le projet de loi 60 et nous en venons à la conclusion que les aspects négatifs l’emportent sur les aspects positifs. Nous souhaitons nous faire entendre en commission parlementaire, faire des propositions et convaincre la ministre du Travail d’amender le projet de loi », a commenté le président de la FTQ, Michel Arsenault.

Québec tue le paritarisme

Les dirigeants et les dirigeantes de la FTQ s’en prennent particulièrement aux nouvelles règles de gouvernance imposées, qui enlèvent aux syndicats et aux employeurs un représentant chacun au conseil d’administration de la CSST, pour nommer en lieu et place deux personnes dites « indépendantes ».

« C’est inacceptable. Jusqu’ici, tant du côté patronal que syndical, c’est la règle du consensus qui s’est appliquée, par la voie d’un paritarisme éprouvé et respecté par chacun des groupes. On ne peut pas laisser tuer ainsi un paritarisme qui a fait ses preuves depuis plus de trente ans et donner aux amis du pouvoir un chèque en blanc », a poursuivi le dirigeant syndical.

Le diable est dans les détails

La direction de la FTQ constate également que plusieurs propositions du projet de loi ne reflètent pas les consensus survenus entre les employeurs et les syndicats lors des discussions des mois précédents.

« Un employeur pourra créer un seul comité de santé et de sécurité du travail pour l’ensemble de ses établissements. C’est un non-sens et ça va vite devenir un  » melting pot  » ingérable. Comme on dit, le diable est dans les détails. »

Enfin, la FTQ dénonce le nouveau rôle dévolu aux médecins du réseau public en santé au travail. Actuellement, ce sont eux qui décident des programmes de santé au travail suite à des visites faites dans les établissements. Avec le projet de loi, les employeurs auront le dernier mot et les médecins seront relégués à un simple rôle consultatif.

Outre le président et le secrétaire général de la centrale, le bureau de direction de la FTQ comprend 16 membres représentant les plus grands syndicats de la FTQ, secteurs privé et public confondus.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de 600 000 membres.

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