«La FTQ reconnaît qu’il y a un problème, mais toute modification devra se faire dans le respect des travailleurs» – Henri Massé président de la FTQ

Les heures d’ouverture : La FTQ et les TUAC d’accord pour des changements, mais pas à n’importe quel prix

Le président du Conseil provincial des TUAC, Yvon Bellemare, le président de la FTQ, Henri Massé et le directeur exécutif des TUAC et vice-président de la FTQ, Louis Bolduc.

Le président du Conseil provincial des TUAC, Yvon Bellemare, le président de la FTQ, Henri Massé et le directeur exécutif des TUAC et vice-président de la FTQ, Louis Bolduc.

Montréal, le 6 novembre 2006 – En 1992, le gouvernement du Québec modifiait la loi sur les heures d’ouverture des magasins d’alimentation, permettant ainsi aux commerces de rester ouverts le soir et la fin de semaine, avec un maximum de quatre travailleurs après les heures normales d’ouverture, soit après 21 h la semaine et après17 h la fin de semaine. Actuellement en semaine, 75 % des magasins d’alimentation ouvrent après les heures normales. Cette proportion grimpe à 100 % les fins de semaine. Plusieurs magasins ouvrent jusqu’à 23 heures, 7 jours sur 7.

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), et les Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), reconnaissent que les habitudes de consommation ont changé et qu’il y a un problème. « Nous sommes prêts à considérer des aménagements mais si le gouvernement veut ouvrir la loi, cela devra se faire dans le respect des travailleurs. Ça ne sera pas un bar ouvert », a déclaré le président de la FTQ, M. Henri Massé.

« Cela ne se fera pas sans une amélioration des conditions de vie et de travail de nos membres. Pour nous, il est primordial que les magasins ne ferment pas plus tard que 21 h. En contrepartie, nous réclamons sept jours de congés fériés par année pour nos travailleuses et nos travailleurs », a ajouté le directeur exécutif des TUAC et vice-président de la FTQ, M. Louis Bolduc.

Au Québec, 80 % des syndiqués du secteur des magasins d’alimentation sont syndiqués avec les TUAC, ce qui représente quelque 40 000 travailleuses et travailleurs. « Si le gouvernement décide d’amender la loi, il devra également s’assurer que la loi soit respectée en augmentant le nombre d’inspecteurs et en imposant des amendes beaucoup plus sévères aux entreprises délinquantes », a conclu le président du Conseil provincial des TUAC, M. Yvon Bellemare.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres.

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Source : FTQ
Pour information : Jean Laverdière, FTQ – tél. : 514 893-7809