La FTQ participe à la marche pour le 30e anniversaire de la Charte de la langue française

Montréal, le 27 août 2007. – Plusieurs milliers de personnes ont participé dimanche à la grande marche visant à commémorer le 30e anniversaire de l’adoption de la Charte de la langue française. « La FTQ s’était réjouie, il y a trente ans, de l’adoption de cette loi qui répondait aux attentes des travailleurs et des travailleuses. Aujourd’hui, nous profitons de l’occasion pour réitérer notre engagement pour la défense et la promotion du français dans les milieux de travail », a affirmé le secrétaire général de la FTQ, René Roy.

Bien avant l’adoption de la Charte en 1977, la FTQ avait fait sienne la lutte pour la protection et la défense du français au travail. Aujourd’hui encore, la francisation des milieux de travail demeure un cheval de bataille de la FTQ. Plusieurs syndicats de la FTQ offrent des cours de français dans des secteurs d’activités où un grand pourcentage des salariés sont immigrants. La FTQ, par le biais de ses syndicats affiliés, est présente dans plus 600 comités de francisation en entreprise.

Qu’en est-il trente ans plus tard?

Si le français au travail a fait de réels progrès au cours des trente dernières années, le projet s’essouffle surtout à cause du manque de ressources, de soutien financier et de volonté politique des gouvernements. Les coupures budgétaires successives que connaît l’Office québécois de la langue française (OQLF), maître d’oeuvre de ce projet, mettent en péril les acquis du passé et annoncent un avenir incertain.

« Aujourd’hui, la bataille est loin d’être gagnée. Environ la moitié des francophones qui travaillent dans les deux langues dans le secteur privé communiquent principalement en anglais lors des échanges avec leurs supérieurs, collègues et subordonnés anglophones. Par ailleurs, l’usage du français chez les allophones ne s’est pas concrétisé ou si peu, et il y a encore 54 % de transfert linguistique de la langue d’usage des personnes immigrantes (celle parlée à la maison) vers l’anglais », s’est inquiété René Roy.