LA FTQ ET LES MÉTALLOS RÉCLAMENT LA CRÉATION D’UNE ÉCOLE DES MINES EN ABITIBI-TÉMISCAMINGUE

Rouyn-Noranda, le 23 août 2007 – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), et le syndicat des Métallos proposent une solution à la pénurie de main-d’œuvre dans l’industrie minière en réclamant la création d’une véritable école des mines dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue. Cette école des mines aurait l’avantage de permettre aux travailleurs forestiers, victimes de la crise, de pouvoir se recycler en apprenant un nouveau métier. Actuellement, la Commission scolaire de Val-d’Or ne forme qu’une centaine de travailleurs par année, or les besoins de l’industrie sont de plus de 500 travailleurs. La main-d’œuvre est actuellement importée principalement de l’Ontario. Il y a même un cas où une entreprise minière qui, en raison de la pénurie de la main-d’œuvre, prévoit embaucher des travailleurs du Nouveau-Brunswick.

Pénurie de main-d’œuvre dans le secteur minier

Contrairement à ce qui se passe dans le secteur forestier, le secteur minier profite d’un essor jamais vu auparavant alors qu’il y a pénurie de main-d’œuvre dans ce domaine. « Malheureusement, la région ne profite pas pleinement de ce “ boom minier ”». Les travailleurs et travailleuses du secteur de la forêt, qui sont prêts à suivre la formation de travailleur minier, se retrouvent sur des listes d’attente pour la recevoir », a déclaré Gilles Chapadeau, conseiller régional FTQ, région Abitibi-Témiscamingue – Nord-du-Québec.

Recours aux sous-traitants ontariens

« Toutes les semaines, on nous annonce de nouveaux projets, sans compter les mines actuellement en opération qui manquent de main-d’œuvre compétente. Il est totalement inconcevable que les employeurs aient recours à des sous-traitants ontariens, qui eux font appel à des travailleurs provenant des autres provinces.

« Ici nos travailleurs qui ont été touchés par la crise forestière doivent demander l’assurance-emploi ou la sécurité sociale pour arriver à survivre », a ajouté Gilles Chapadeau.
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Former nos travailleurs

« Il doit y avoir plus de travailleurs formés pour répondre à la demande croissante. La situation actuelle est inacceptable, les solutions sont là, même le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, M. Sam Hamad, est d’accord avec ce constat.

« Nous avons le devoir de former nos travailleurs. La région a tout ce qu’il faut pour répondre à ce besoin de main-d’oeuvre, nous avons des solutions à proposer, le gouvernement se doit d’agir rapidement dans ce dossier », a estimé pour sa part Marc Thibodeau, représentant syndical des Métallos.

« Les travailleurs en chômage de la forêt ne demandent qu’à gagner leur vie et sont prêts à suivre une formation dans le secteur minier. Nous ne pouvons nous permettre de gaspiller cette main-d’œuvre », ont conclu MM. Chapadeau et Thibodeau.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres.

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