« La FTQ et le SCEP sont heureux de faire partie de ce consensus qui inclut les droits des travailleurs » – René Roy, secrétaire général de la FTQ

La FTQ et le SCEP partenaires de la réforme du régime forestier

Québec, le 30 octobre 2008 – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP) ont décidé d’adhérer au consensus sur la réforme du régime québécois de la forêt en raison notamment de l’engagement de tous les partenaires d’y inclure les droits des travailleurs. « Ce groupe représente notamment des gens de l’industrie, des aménagistes, des pourvoiries, des ZECS et des municipalités. Et tous se sont entendus pour que le droit à la syndicalisation et les droits connexes soient inclus dans le processus de la réforme du régime forestier. Nous prenons cet engagement très au sérieux », a déclaré le secrétaire général de la FTQ, René Roy.

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec et le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier croient que la proposition de consensus que les partenaires ont élaborée est porteuse d’avenir et ils espèrent qu’elle recevra un accueil favorable de la part du gouvernement et de tous les autres intervenants du milieu forestier.

Mise en place d’un comité de travail sur les droits syndicaux

Plus concrètement, le groupe demande à la ministre Julie Boulet de mettre en place un comité de travail, sous l’égide du ministère des Ressources naturelles et de la Faune, dont le mandat traiterait des situations conflictuelles concernant les droits des travailleurs dans le régime forestier proposé. « La réforme, telle que nous la proposons et qui rejoint les grands objectifs du livre vert sur la forêt, transformera en profondeur le mode actuel de l’organisation des travaux en forêt. Pour nous, il était donc essentiel que toutes les éventualités soient explorées afin de faire les adaptations nécessaires au niveau du droit du travail », a expliqué Renaud Gagné, vice-président du SCEP-Québec.

La FTQ et le SCEP s’engagent à oeuvrer activement au sein de ce comité de travail ainsi d’ailleurs qu’aux travaux que les partenaires espèrent poursuivre en collaboration avec le gouvernement. Ce qui nous importe, c’est que lors de la mise en place du nouveau régime forestier, des ajustements légaux soient prévus afin d’éviter les impacts négatifs de la réforme pour nos membres. « Disons que la dernière chose dont on a besoin, c’est de perdre des droits à la syndicalisation et à la négociation, comme ce fut le cas lors de la dernière réforme en 1986 », de poursuivre Renaud Gagné.

Reconnaissance des travailleurs et des travailleuses

« Avec le consensus actuel, nous avons obtenu la reconnaissance de tous les partenaires de l’importance d’établir les liens juridiques qui seront nécessaires à la conservation des droits des travailleurs compte tenu des nouveaux concepts élaborés dans le nouveau régime », a conclu René Roy.