La FTQ et le SCEP dénoncent White Birch et Black Diamond qui boudent une rencontre avec Québec

Le président de la FTQ, Michel Arsenault

Le président de la FTQ, Michel Arsenault

« Alors que nous travaillons tous à trouver un arrangement, cette attitude démontre un total manque de respect envers les travailleurs et les retraités »
-Michel Arsenault président de la FTQ

Montréal, le 29 avril 2011 – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), et le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP-FTQ) déplorent l’absence des représentants de la compagnie White Birch et Black Diamond à une rencontre qui a eu lieu, ce matin, avec le ministre Clément Gignac du gouvernement du Québec ainsi que des représentants de la Régie des rentes pour tenter de trouver une solution aux différents qui opposent les parties. « Nous nous étions pourtant entendus avec la compagnie afin de tenir cette rencontre pour tenter de mettre en place une solution acceptable permettant à la fois de ne pas mettre fin aux régimes de retraite tout en répondant aux inquiétudes de White Birch et Black Diamond », a dénoncé le président de la FTQ, Michel Arsenault.

Rappelons que White Birch est présentement sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC) alors que le fonds d’investissement Black Diamond, quant à lui, a été autorisé par le tribunal à faire l’acquisition des 3 usines québécoises de White Birch. Mais cette vente est conditionnelle notamment aux renouvellements des conventions collectives. Dans le cadre des négociations, cet acquéreur que l’on désignera sous l’appellation WB/BD, a demandé à mettre fin au régime de retraite. Cette situation entraînerait des pertes de l’ordre de 35% pour les actuels retraités et de 65% pour les travailleurs actifs de moins de 55 ans.

Pas question d’abandonner les retraités et futurs retraités

« Depuis le début, nous tentons de leur faire comprendre que la fin du régime de retraite, ce n’est pas une option pour nous. Ce que l’on veut, c’est une formule similaire à ce que nous avons mis en place, avec la collaboration du gouvernement québécois et la Régie, chez AbitibiBowater pour éviter la faillite et conserver les régimes de retraite. La Régie des rentes a d’ailleurs invité WB/BD à les rencontrer, mais ces derniers ne répondent pas aux invitations. Il y a quelques jours, le syndicat a tout de même réussi à obtenir l’engagement de la compagnie à participer à une telle rencontre avec le ministre Gignac dans le but d’examiner cette option. En quelques heures à peine, la centrale syndicale a pu organiser une rencontre et voilà que l’entreprise ne s’est même pas présentée, c’est irresponsable et méprisant», a ajouté Renaud Gagné, vice-président du SCEP.

Une chose est certaine pour le syndicat, il n’est pas question que les retraités ainsi que les futurs retraités fassent les frais de cette restructuration. « Nous devrons avoir une rencontre avec le ministre Clément Gignac,la Régie des rentes et White Birch et Black Diamond avant de poursuivre toute négociation dans ce dossier. La compagnie doit honorer son engagement », ont conclu Michel Arsenault et Renaud Gagné.

White Birch possède 3 papetières aux Québec et emploie plus de 1000 salariés à Québec, Masson et Rivière-du-Loup.

Le SCEP-FTQ représente près de 20 000 travailleurs et travailleuses de l’industrie de la forêt et de la transformation du bois au Québec et est le plus important syndicat de ce secteur.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de 600 000 membres.

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