La FTQ et la tragédie du Proche-Orient : Le mouvement syndical international veut œuvrer en faveur d'un retour sur la voie de la paix

Le 11 avril 2002 – « L’escalade continue de la violence depuis maintenant dix-sept mois au Proche-Orient montre à nouveau que la solution de ce conflit n’est pas militaire. Le chemin de la guerre est sans issue », a déclaré aujourd’hui M. Henri Massé, président de la FTQ.

M. Massé, qui est membre du conseil exécutif de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) – la grande centrale syndicale mondiale –, a fait part des efforts déployés actuellement par le mouvement syndical international en vue d’instaurer un dialogue entre les travailleurs et les populations d’Israël et de la Palestine. À cette fin, le secrétaire général de la CISL, M. Guy Ryder, est présentement sur place pour rencontrer ses homologues des centrales syndicales palestinienne (PGFTU) et israélienne (Histadrut) et discuter avec eux de la façon dont le mouvement syndical international peut œuvrer en faveur d’un retour sur la voie de la paix.

« Il est désespérément urgent d’agir car les syndicalistes du monde entier ne peuvent accepter la souffrance immense que vit cette région, dit M. Massé. Tous les groupes de la communauté internationale doivent assumer la lourde responsabilité d’agir maintenant, et de manière décisive, pour aider à mettre fin à cette tragédie. »

La résolution des Nations unies

« Il faut appliquer immédiatement et sans condition la résolution 1402 du Conseil de sécurité des Nations unies, ajoute M. Massé. La FTQ et la CISL appuient l’appel de l’ONU en faveur d’un retrait des troupes israéliennes des villes palestiniennes. Les deux parties doivent instaurer un cessez-le-feu digne de ce nom et mettre un terme à tous les actes de violence, de terreur, de provocation et de destruction. Les stratégies violentes sont sans issue, qu’elles soient le fait d’une armée régulière ou d’organisations terroristes. L’action militaire en cours n’est pas plus acceptable que les attentats de kamikazes fanatisés; dans les deux cas, on tue aveuglement des victimes innocentes.

« La dernière résolution des Nations unies et celles qui l’ont précédée montrent la voie vers la paix. On doit tout mettre en œuvre pour en arriver à la coexistence pacifique de deux États, Israël et la Palestine, qui vivront côte à côte à l’intérieur de frontières sûres et reconnues. Il faut immédiatement s’atteler à recréer les conditions favorables aux négociations entre Israël et l’Autorité palestinienne. »

Une paix juste

Pour la FTQ, une paix juste et durable reste à construire. Elle ne pourra être trouvée hors l’existence de deux États, politiquement indépendants, économiquement viables, assurés de leur sécurité dans des frontières reconnues internationalement. Cela exige la reconnaissance effective de l’état d’Israël par l’ensemble des pays de la région, le retrait des colonies juives des territoires occupés, le traitement équitable de la question des réfugiés, ainsi que le règlement de la question de Jérusalem et de son statut de capitale.

M. Massé conclut : « Les Israéliens et les Palestiniens ont encore l’occasion de reprendre le chemin de la paix, le seul qui offre un avenir aux travailleurs et aux populations de la région. Mais le redémarrage des négociations a besoin du soutien de toutes les forces de paix au Proche-Orient; il a aussi besoin d’un engagement efficace des États-Unis, de l’ONU et de toute la communauté internationale, y compris de nos organisations syndicales. »

La Confédération internationale des syndicats libres (CISL), dont la FTQ fait partie, représente plus de 157 millions de syndiqués dans 148 pays et territoires.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.