« La FTQ estime que ce projet stimulera le développement socioéconomique de la région, mais insiste sur l’importance de consulter et d’impliquer la population, les organismes sociaux, environnementaux et syndicaux au projet »– René Roy

La FTQ devant le BAPE se prononce en faveur du projet minier aurifère de Malartic

Le secrétaire général de la FTQ, René Roy

Le secrétaire général de la FTQ, René Roy

Malartic, le 15 avril 2009 – Participant aux audiences publiques sur l’environnement dans le dossier du projet aurifère de la mine à ciel ouvert Canadian Malartic dans la municipalité de Malartic en Abitibi, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) se prononce en faveur du projet, mais avec certaines réserves. « À la FTQ, nous croyons que ce projet aura un impact positif sur l’économie régionale durement affectée par la crise et les pertes d’emploi. Même si nous sommes en faveur de ce projet, il est primordial que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) s’assure que les préoccupations de la population soient prises en compte, particulièrement en ce qui a trait à l’impact environnemental du projet », a déclaré le secrétaire général de la FTQ, René Roy.

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Assurer des répercussions socioéconomiques positives

La municipalité de Malartic a été durement touchée au fil des ans par les fermetures de mines ou d’usines dans le secteur forestier. « La FTQ croit que ce projet est porteur pour le développement régional d’autant plus que le promoteur s’est engagé à utiliser des fournisseurs locaux et à embaucher des travailleurs et travailleuses de Malartic et de la région. Mais pour que ces engagements se concrétisent, il faut s’assurer qu’il y aura une formation adéquate et une reconnaissance des compétences en utilisant entre autres les mesures du Pacte pour l’emploi ou celles d’Emploi-Québec », a ajouté Gilles Chapadeau, conseiller régional de la FTQ dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue – Nord-du-Québec.

La réhabilitation des sites

Pour la FTQ, il est primordial de prévoir ce qu’il adviendra du site au moment de sa fermeture. « La FTQ croit qu’il est grand temps que le gouvernement prévoie des modalités plus contraignantes en matière de respect des engagements de fermeture des sites miniers, notamment par le versement anticipé par les entreprises minières des sommes nécessaires à la réalisation d’un plan de fermeture respectueux de l’environnement. D’ailleurs, ce plan devrait être obligatoire et avoir davantage de dents pour obtenir le feu vert pour exploiter le sous-sol québécois », a conclu le secrétaire général.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.

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