La FTQ dénonce le jovialisme déconcertant du chef conservateur

Le président de la FTQ, Michel Arsenault

Le président de la FTQ, Michel Arsenault

Montréal, mercredi 8 octobre 2008 – À l’instar du groupe d’économistes qui ont questionné l’attitude du gouvernement Harper devant l’incertitude économique que fait planer la crise américaine et planétaire sur nos têtes, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) dénonce le jovialisme déconcertant du chef conservateur.

« Quand notre plus grand marché d’exportation est en crise et que la consommation ralentit, comment doit-on interpréter les propos rassurants du premier ministre Harper sinon que d’y voir un opportunisme de la pire espèce de quelqu’un qui espère remporter son vote le plus rapidement possible avant que les effets bien réels de la crise ne se fassent sentir sur notre économie », a fait valoir le président de la FTQ, Michel Arsenault.

« Que doivent comprendre nos membres dans la forêt, dans le secteur manufacturier qui sont déjà pris à la gorge? Que doivent comprendre les gens des régions qui peinent à revitaliser leur économie régionale? Que doivent comprendre les milliers de chômeurs qui n’arrivent même pas à se qualifier pour l’assurance-emploi? », a questionné M. Arsenault.

« Sans paniquer, nous croyons qu’il faut saluer toute initiative, hors de toute partisanerie politique, qui vise à nous préparer à faire face aux effets de cette crise sur les secteurs de l’économie québécoise. Dans ce cadre, je veux saluer les annonces du gouvernement du Québec qui n’hésite pas à mobiliser les partenaires pour faire face à des lendemains qui s’annoncent difficiles », a conclu le président de la FTQ.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres.

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