La FTQ demande le retrait du projet de loi no 15 sur le gel des effectifs

Photos : Clément Allard

Photos : Clément Allard

« Ce projet de loi met en péril l’accessibilité aux services publics. C’est illusoire de penser que l’on peut faire plus avec moins. » — Simon Berlin, directeur exécutif du SEPB-Québec et vice-président de la FTQ

Québec, le 4 novembre 2014. – Invitée à présenter son mémoire sur le projet de loi no 15, Loi sur la gestion et le contrôle des effectifs des ministères, des organismes et des réseaux du secteur public ainsi que des sociétés d’État, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) demande carrément le retrait de ce projet de loi qui aura comme conséquence de réduire les services offerts à la population.

« Il est illusoire de penser que l’on puisse maintenir les services offerts à la population en gelant les effectifs alors que les besoins ne font qu’augmenter. En voulant atteindre l’équilibre budgétaire à tout prix, le gouvernement est en train de saccager le modèle québécois. Il s’agit d’un manque de vision consternant. Le Québec mérite mieux », a déclaré le directeur exécutif du Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB-Québec) et vice-président de la FTQ, Simon Berlin.

Pour la FTQ, le gel des effectifs ne fera qu’alourdir encore davantage la charge de travail déjà énorme de ceux et celles qui œuvrent dans les services publics. « Les travailleurs et les travailleuses font déjà les frais de l’obsession du gouvernement pour l’équilibre budgétaire. Pensons, entre autres, à la multiplication des absences pour cause de maladie. Avec le gel des effectifs, le gouvernement s’expose à une multiplication des cas d’épuisement professionnel. Au lieu de regarder simplement du côté des dépenses, ce gouvernement aurait intérêt à jeter un œil du côté des revenus », a conclu Simon Berlin.

Consultez le mémoire de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.