La FTQ demande au premier ministre Charest de retirer ses mauvais projets de loi 7 et 8

Le président de la FTQ, M. Henri Massé

Le président de la FTQ, M. Henri Massé

Montréal, le 19 juin 2003 – Le président de la FTQ, M. Henri Massé, demande au premier ministre Charest de retirer ses « mauvais projets de loi » 7 et 8 visant à priver du statut de salariés les personnes-ressources en milieu familial dans le réseau de la santé et des services sociaux, ainsi que les éducatrices de garderies en milieu familial.

Des syndicats de la FTQ représentent notamment des personnes-ressources en milieu familial qui accueillent à leur domicile des personnes âgées ou ayant des problèmes de santé mentale ou de déficience intellectuelle, personnes qui leurs sont confiées par un CLSC, un CHSLD ou un hôpital.

« Notre mécontentement est à la mesure de l’objectif visé par ces deux projets, dit M. Massé : soustraire le gouvernement du Québec à ses propres lois et empêcher un nombre grandissant de travailleurs et travailleuses d’être protégés par les conventions collectives existant dans les établissements publics qui recourent à leurs services. Cette basse manœuvre antisyndicale est totalement inacceptable. »

M. Massé rappelle que deux jugements du Tribunal du travail, rendus en appel, ont statué que les personnes-ressources en milieu familial, notamment, étaient des salariées au sens du Code du travail.

Il rappelle aussi que le gouvernement du PQ a fait adopter par l’Assemblée nationale, à l’unanimité, des bonifications à la Loi sur les normes du travail ainsi que la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Ces améliorations devaient conduire au renforcement de la protection sociale d’un nombre grandissant de travailleurs et travailleuses dont le statut d’emploi est atypique : travail à temps partiel, sur appel, occasionnel, à domicile, indépendant ou « autonome ».

M. Massé conclut : « Présumer que les ressources intermédiaires en milieu familial ne sont pas à l’emploi d’un établissement qui recourt à leurs services, cela nie non seulement leur statut de salarié et leurs droits, mais les confine à une détérioration certaine de leurs conditions de vie et de travail : horaires exténuants, salaires de crève-faim, absence totale de bénéfices et de régimes collectifs, etc. Bref, c’est un recul sur toute la ligne .»

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.