La FTQ demande au gouvernement Harper de respecter les chômeurs et… la démocratie

Québec, le 29 novembre 2007 – Réunis en congrès à Québec, les délégués de la FTQ ont unanimement demandé au gouvernement Harper de respecter la volonté de la majorité à la Chambre des communes en apposant la sanction royale au projet de loi C-269 demain lors de la dernière heure de troisième lecture.

Une réforme plus que nécessaire

Les congressistes ont souligné de façon poignante les drames humains qui se cachent derrière les mises à pied et le fait que l’assurance-emploi ne joue plus le rôle de filet de protection du revenu tel qu’il le faisait à une autre époque. Aujourd’hui seulement 40 % des chômeurs ont droit à des prestations d’assurance-emploi.

Ce projet de loi reformerait de façon majeure le programme d’assurance-emploi en assouplissant notamment les critères d’admissibilité. « En réduisant de 70 heures le nombre d’heures requises, en haussant la couverture de 55 % à 60 % du salaire assurable pour les 12 meilleures semaines et en abolissant le délai de carence, on fait en sorte de permettre aux familles qui vivent des moments difficiles de traverser dignement l’épreuve du chômage », a fait valoir le secrétaire général de la FTQ, René Roy. « Avec des surplus budgétaires de 14 milliards de dollars, le gouvernement a amplement les moyens d’aider les travailleurs et travailleuses qui perdent leurs emplois. »
Consultez les pages du Congrès.

Les conservateurs doivent respecter la démocratie

Le projet de loi a déjà passé l’étape de la 2e lecture et deviendrait loi si le gouvernement lui accordait la recommandation royale permettant ainsi le vote en 3e lecture. Les députés du Bloc québécois, du NPD et du PLC, qui forment la majorité à la Chambre des communes, ont mis de côté leurs différends pour voter le projet de loi C-269. « Steven Harper s’est gargarisé de rhétorique sur la démocratie du temps qu’il était dans l’opposition, il a une occasion en or de démontrer sur cette question que ses bottines suivent ses babines! », de dire le président de la FTQ, Henri Massé.

Un appel au bon sens
« Nous en appelons au bon sens des députés conservateurs. Les chômeurs et chômeuses ne demandent pas la charité, ils réclament simplement justice, d’ajouter le président de la FTQ. Après tout, ce sont eux qui contribuent majoritairement à la caisse de l’assurance-emploi par leurs cotisations. Le gouvernement conservateur a le devoir de promulguer le projet de loi C-269 une fois adopté par la majorité des parlementaires canadiens. »

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres.

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