La FTQ déçue des résultats de Copenhague et de la position du Canada

Copenhague, 18 décembre 2009 – Présente à la Conférence sur les changements climatiques de Copenhague, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), déplore les faibles engagements qui ont été pris à Copenhague. « La conférence qui devait paver le chemin à un accord ambitieux pour sauver la planète des effets des changements climatiques accouche d’une souris, a déclaré Louis Bolduc, vice-président de la FTQ et directeur québécois du syndicat des Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC). Il s’agit là d’une mauvaise nouvelle pour tout le monde. »

La FTQ déplore particulièrement les positions défendues par le Canada qui ont été à l’avant-garde de l’immobilisme à Copenhague. « On peut le dire sans ambages, le Canada s’est distingué par son manque de vision et de transparence. Pendant toute la conférence, on a eu l’impression que le ministre Prentice était le délégué de l’industrie pétrolière », a ajouté Louis Bolduc.

La FTQ se console par contre du rôle constructif joué par le gouvernement du Québec. Lors d’une rencontre avec la délégation de la FTQ, le premier ministre, Jean Charest, a promis de défendre coûte que coûte l’utilisation de 1990 comme année de référence afin que l’on tienne compte des efforts passés de l’industrie au Québec. Par ailleurs, M. Charest s’est dit ouvert à la suggestion de la FTQ de mettre sur pied un comité aviseur réunissant les parties prenantes pour travailler à atteindre les cibles du Québec.

« La FTQ s’est prononcée en faveur d’une cible de moins 20 pour cent, mais il s’agit là d’une cible ambitieuse, a dit M. Bolduc. Il faudra d’urgence mettre en oeuvre des chantiers et mobiliser la population autour de plans bien concrets. »

La FTQ a profité de sa rencontre avec le premier ministre pour demander des mesures d’aide de transition pour les travailleurs et les travailleuses. M. Charest s’est engagé à se pencher sur la question et a promis son appui afin que le texte de l’entente à Copenhague reflète cette préoccupation.

Outre Louis Bolduc, la délégation de la FTQ incluait Charles Fleury et Nathalie Stringer du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), ainsi que Pierre Laliberté, conseiller politique à la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de un demi-million de membres.

– 30 –