La FTQ choquée par l'annonce sauvage ce matin de la fermeture de l'usine d'Impérial Tobacco à Montréal – 430 syndiqués perdront leur gagne-pain

Le président de la FTQ, M. Henri Massé

Le président de la FTQ, M. Henri Massé

Montréal, le 18 juin 2003 – Le président de la FTQ, M. Henri Massé, a dénoncé vivement l’annonce brutale ce matin de la fermeture de l’usine de la compagnie Impérial Tobacco à Montréal, alors que les employés ont appris la nouvelle pratiquement en même temps que les médias. « C’est un manque de respect total pour des salariés qui, pour l’immense majorité, ont travaillé toute leur vie à cette usine. » M. Massé dénonce la perte de 430 bons emplois syndiqués, ainsi que la fermeture de cette usine presque centenaire du quartier Saint-Henri et le transfert de toute sa production à Guelph en Ontario.

« La FTQ a toujours appuyé les compagnies de tabac dans leurs batailles contre une réglementation gouvernementale jugée parfois trop restrictive. La décision annoncée ce matin est une belle façon de nous remercier pour notre appui », ajoute M. Massé.

« Nos membres sont en état de choc et ils ont cessé le travail pour aujourd’hui », indique Madame Micheline Labrecque, présidente du syndicat d’Impérial Tobacco, la section locale 234 du Syndicat international des travailleurs et travailleuses de la boulangerie, confiserie, tabac et meunerie, affilié à la FTQ. Le syndicat tiendra une assemblée spéciale de ses membres demain matin (jeudi), à compter de 9 h 30, pour évaluer la situation.

La fermeture de l’usine, ouverte en 1906, est prévue pour la fin de décembre.

Le syndicat représente également le personnel des deux autres usines de tabac au Québec, R.J.R. MacDonald dans l’est de Montréal et Rothmans à Québec.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.