«La FTQ appuie sans condition les syndiqués de Videotron» - Henri Massé, président de la FTQ

Montréal, mardi 19 mars 2002 – La FTQ a apporté son soutien inconditionnel aux syndiqués de Videotron qui amorcent la négociation de leur convention collective dans un climat orageux marqué notamment par la menace de vente des techniciens et l’embauche de briseurs de grève. Le président de la FTQ, M. Henri Massé, a assuré de sa solidarité et de celle de la centrale à l’occasion d’une manifestation d’appui tenue en fin d’après-midi devant le siège social de Quebecor, au centre ville de Montréal.

On ne peut tolérer le chantage de Videotron

« On ne peut tolérer qu’une entreprise comme Videotron, qui a dégagé pour l’année 2001 une marge bénéficiaire de 34,2 %, lance les négociations sur la place publique, comme ça s’est fait en décembre dernier, par l’annonce de coupures de 40 millions de dollars.

« On ne peut d’avantage tolérer le chantage de la vente des techniciens de Videotron si les employés ne mettent pas la hache dans leurs conditions de travail », a déclaré le président de la FTQ aux manifestants.

M. Péladeau pave la voie à la confrontation

« Monsieur Péladeau devrait suivre des cours de négociation 101 s’il veut éviter de nous ramener aux sombres jours de confrontation qui ont marqué le Québec, qu’on pense aux conflits à la United Aircraft, à la Commonwealth Plywood ou à la Robin Hood de triste mémoire.

Pourtant en embauchant aujourd’hui des briseurs de grève, M. Péladeau pave la voie à une confrontation comme nous n’en avons pas connue depuis l’adoption de la Loi anti-briseurs de grève au Québec », a ajouté Henri Massé.

Une entreprise rentable et concurrentielle

« Videotron est une entreprise rentable, concurrentielle et dégageant des perspectives d’avenir plutôt encourageantes, notamment avec l’accès Internet Haute vitesse par câble, les nouveaux services de Vidéo et le E-Commerce qui devraient être lancés cette année.

« Si Quebecor ne sait pas miser sur cette rentabilité et fait délibérément le pari du sabordage de Videotron pour compenser des mauvaises décisions d’affaire, les employés, pas plus les techniciens que les employés des centres d’appel ou autres n’accepteront que cela se fasse sur leur dos.

Personne n’a volé ses conditions de travail à Videotron

« Personne n’a volé ses conditions de travail à Videotron. Elles ont été négociées de bonne foi au fil des ans entre des parties libres et consentantes. Les employés ont bâti cette entreprise et ils n’accepteront certainement pas aujourd’hui que le rendement sur l’avoir des actionnaires de Quebecor prenne le pas sur des perspectives de croissance pourtant bien réelles de l’entreprise », a conclu le président de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.