La FTQ appuie l'esprit général de la Loi sur la transparence et l'éthique en matière de lobbyisme, mais croit que cela n'est pas suffisant pour avoir un système transparent

Il est très vraisemblable que César ait eu ou pu avoir des conseillers ou conseillères occultes. L’histoire est remplie de ceux que l’on appelait autrefois les éminences grises. L’ère moderne a changé un peu leur vocation et leur a donné un nouveau nom : les lobbyistes. Mais c’est toujours le même jeu de coulisses auquel le projet de loi 80 entend s’attaquer, soit celui d’éclairer les activités des individus ou des groupes de pression auprès des titulaires de charges publiques.

Même si le lobbying a sa place dans la démarche politique nord-américaine, on ne peut nier que le système politique est en train de changer au Québec. L’apparition d’entreprises qui louent les services de lobbyistes professionnels, qui sont souvent d’anciens titulaires d’une charge publique, suscite de notre part des inquiétudes au sujet de l’intégrité du système. Comprenons-nous bien; nous ne sommes pas contre le lobbyisme, mais contre le trafic d’influences occultes contre rémunération.

La FTQ salue la volonté du gouvernement de doter le Québec d’outils favorisant la transparence de l’État Québécois, mais ce n’est pas suffisant. Il y a lieu de réfléchir à des mécanismes assurant plus de transparence dans le fonctionnement de l’État Québécois et c’est ce que nous entendons vous présenter.

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