La FTQ accueille favorablement le budget Marois

René Roy, secrétaire général de la FTQ <i>(Photo: Serge Jongué)

René Roy, secrétaire général de la FTQ (Photo: Serge Jongué)

Montréal, le 11 mars 2003 – « Dans son ensemble, ce budget est prudent, bien dosé et ouvre la voie à une foule de nouvelles initiatives qui ne peuvent que nous faire progresser socialement si le financement est au rendez-vous », déclare M. René Roy, secrétaire général de la FTQ, à propos du budget déposé par la ministre Pauline Marois.

« Nous sommes satisfaits du maintien, pour une sixième année consécutive, de l’équilibre budgétaire sans augmentation de taxes ou d’impôt, déclare M. Roy. Il s’agit d’un défi de taille qu’a relevé la ministre si on tient compte qu’elle a augmenté les dépenses de 3,8 milliards de dollars par rapport au dernier budget, dont la majeure partie va à la santé, à l’éducation et à la famille.

« Ce budget introduit par ailleurs nombre de nouvelles initiatives que nous devons saluer : en conciliation travail-famille, en développement régional, en formation professionnelle et continue, en lutte contre la pauvreté, en environnement, pour l’insertion en emploi des travailleurs âgés, pour l’expansion des entreprises de biotechnologies. Tout cela va dans le sens de nos préoccupations », ajoute M. Roy, en particulier les 60 millions de dollars sur trois ans alloués à Emploi Québec, une demande spécifique de la FTQ.

« C’est au chapitre du financement de ces nouvelles initiatives que nous exprimons certaines inquiétudes. La ministre nous parle de nouvelles dépenses de 400 millions de dollars en 2003-2004 qui devront être financées à même des mesures de resserrement dont seulement 50 millions de dollars sont identifiés à ce jour », ajoute le secrétaire général de la FTQ.

Des bons et de moins bons points

Quant à la nature des mesures annoncées, la FTQ se dit particulièrement satisfaite de l’importance accordée aux régions, à l’aide à l’investissement, au progrès technologique et au renforcement de la main-d’œuvre. Sur ce dernier point, nous trouvons cependant timides les montants accordés pour l’insertion en emploi des travailleurs de 45 ans et plus. Concernant la lutte à la pauvreté, le budget donne un coup de barre dans la bonne direction mais il en faudra d’autres encore, notamment pour rehausser les prestations d’aide sociale et faire baisser le prix des médicaments pour les plus démunis et les personnes âgées.

Là où ce budget déplaît à la FTQ, c’est en matière de conciliation travail-famille. Tout au plus, nous nous retrouvons devant un programme temporaire visant les entreprises de 200 employés et moins. Ce programme vise à financer les coûts d’élaboration, de diffusion et de mise en œuvre d’un plan d’action, dans lequel le gouvernement s’engage à ne défrayer que les premiers 5 000 dollars, après quoi il financera 50 % des dépenses jusqu’à un maximum de 100 dollars par employé.

La FTQ déplore aussi que les mesures transitoires d’assurance parentale ne s’appliquent qu’aux travailleurs et travailleuses autonomes, et non pas à l’ensemble des familles exclues du régime fédéral. De la même manière, la centrale regrette le peu d’attention accordé aux infrastructures et à l’aide au transport scolaire, pour lesquels aucune somme précise n’est allouée.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.