La formation de la main-d'oeuvre fonctionne bien

« Nous nous inscrivons en faux contre une manchette d’un quotidien montréalais laissant croire à l’échec de la formation de la main-d’œuvre et ce, d’autant plus que les données sur lesquelles se basent l’article pour en arriver à cette conclusion sont inexactes », a déclaré M. René Roy, secrétaire général de la FTQ

« Les programmes de formation de la main-d’œuvre fonctionnent comme le démontre le plus récent bilan sur la participation des employeurs portant sur l’année 1999. On y voit que 66 % des petites entreprises ont investi au moins 1 % dans la formation alors que 76 % des moyennes entreprises y ont investi plus de 1 %. Nous nous devions de remettre les pendules à l’heure et d’engager résolument les partenaires sur la voie de la promotion des programmes de formation » a poursuivi M. Roy.

Rappelons que seules 2 % des grandes entreprises ont versé le 1 % au Fonds national de formation de la main-d’œuvre, tel que le veut la loi. Cette situation s’explique sans doute par le fait qu’elles proviennent de l’extérieur du Québec et qu’il leur est plus facile de contribuer au fonds plutôt que de mettre sur pied des programmes. Par ailleurs, 15 % des petites et 7 % des moyennes entreprises ont versé le 1 % au fonds.

« Nous devons nous féliciter collectivement de l’initiative québécoise en matière de formation de la main-d’œuvre et la faire connaître davantage. Il faut rappeler que le Fonds national de formation de la main-d’œuvre est le seul de ce type au Canada », a conclu le secrétaire général de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.