La culture au garde-à-vous!

Texte paru en mars 2013 dans la brochure Les conservateurs aux pouvoir – Coupure idéologique, pour les droits de la coalition Pas de démocratie sans voix.

Les politiques du gouvernement conservateur affaiblissent le milieu culturel et tendent à orienter la culture en fonction de son idéologie. Dorénavant, la voix des artisans de la culture et de l’information sont étouffées. Quelques exemples :

  • La Conférence canadienne des arts (CCA) doit cesser ses activités, privant ainsi plus de 400 000 artistes et professionnels oeuvrant dans toutes les disciplines des arts, de la culture et du patrimoine canadien de la possibilité de s’adresser à l’unisson au gouvernement;
  • Le contre-pouvoir par excellence que représentent les journalistes ou les cinéastes de documentaire est également affaibli. Les coupures à Radio-Canada, à Téléfilm Canada et à l’Office national du film (ONF) affectent la production et la diffusion, notamment à la suite de la fermeture de la Ciné-Robothèque de l’ONF, à Montréal;
  • Les compressions à Bibliothèque et Archives Canada auront des incidences sur l’acquisition de documents et engendreront une réduction des services au public.

Le Canada se replie sur lui-même, au détriment de son ouverture sur le monde :

  • La vocation du Musée canadien des civilisations est réorientée afin d’axer sa programmation sur l’histoire du Canada;
  • La bibliothèque du Centre culturel canadien à Paris est fermée;
  • Plusieurs postes d’ambassadeurs culturels à l’étranger sont abolis;
  • Le programme « Comprendre le Canada » et les « études canadiennes » à l’étranger sont coupé;
  • Le financement octroyé au Programme des arts, de la culture et de la diversité, dont la mission était de veiller à ce que les arts et la culture canadienne soient favorisés et accessibles, tant au Canada qu’à l’étranger est progressivement retiré.

Alors que plusieurs événements et organismes culturels perdent leur financement, entrainant parfois leur disparition, le gouvernement conservateur ne manque pas d’argent lorsqu’il s’agit de promouvoir son idéologie.
Le gouvernement entend débourser environ 28 millions d’ici 2014, en commémoration de la guerre de 1812. Nous avons vu naître, en 2012, la première édition du festival « Armée de culture ».

À cette mise en valeur du militaire, s’ajoute celle de la monarchie. Rappelons nous que des toiles des artistes Alfred Pellan et Norval Morrisseau, exposées dans des édifices gouvernementaux, ont été remplacées par des portraits de la reine ou encore de l’envoi gratuit, dans les écoles et les bibliothèques du pays, d’environ 19 000 exemplaires d’un coffret DVD consacré à Élisabeth II, produit par l’ONF dans le cadre du Jubilé, sans demande préalable des destinataires.

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