« La coalition Harper-Ignatieff a accouché d’une souris. Dans les faits, à la FTQ, on cherche encore la souris » – René Roy, secrétaire général de la FTQ

La FTQ réagit au recul des libéraux fédéraux dans le dossier de l’assurance-emploi

Montréal, le 18 juin 2009 – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), est profondément déçue par la nouvelle position des libéraux fédéraux dans le dossier de l’assurance-emploi. « Personne n’est dupe du comportement du PLC qui fait de la petite politique sur le dos des travailleurs et des travailleuses qui ont perdu leur emploi et qui ont un urgent besoin d’un soutien financier pour les aider à passer à travers la crise », a déclaré le secrétaire général de la FTQ, René Roy.

Pas besoin de comité, les chômeurs savent ce qu’ils veulent
Comment le chef libéral peut-il dire sans aucune gêne avoir conclu une alliance avec les conservateurs et annoncer du même souffle la création d’un comité qui ne fera son rapport qu’à l’automne? « C’est maintenant que les chômeurs et les chômeuses ont besoin d’un nouveau programme. De par leur volte-face, les troupes libérales contribuent au cynisme qu’entretient la population à l’endroit des hommes et des femmes politiques. Depuis des semaines, les libéraux fédéraux déclarent la main sur le cœur qu’il faut une réforme du programme d’assurance-emploi, et ce, de toute urgence. Les raisons invoquées par le chef libéral Michael Ignatieff pour abandonner les chômeurs sont cousues de fil blanc, personne n’est dupe », a ajouté René Roy.

De la politique partisane sur le dos des chômeurs
Le gouvernement conservateur démontre son insensibilité et abandonne encore une fois les hommes et les femmes qui ont un urgent besoin d’assurance-emploi. Ce gouvernement n’a aucune considération pour les familles en difficulté, cela doit être dénoncé haut et fort. Par ailleurs, le lieutenant québécois des libéraux fédéraux, Denis Coderre, a déclaré qu’en refusant de bonifier le programme d’assurance-emploi les conservateurs allaient laisser crever de faim tout l’été les chômeurs et les chômeuses. Comment peut-il aujourd’hui défendre la position de sa formation sans se couvrir de honte. « Les libéraux fédéraux laissent tomber les familles qui se retrouvent sans revenu en raison de la crise, c’est désolant et indécent. Les solutions sont connues depuis longtemps, les libéraux fédéraux viennent de manquer une belle occasion de redorer leur image auprès des travailleurs et des travailleuses, alors qu’ils ont été les premiers à couper dans les programmes d’assurance-emploi », a conclu le secrétaire général de la FTQ, René Roy.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.