La cause du Dr Chaoulli devant la Cour suprême aujourd'hui : La FTQ ne veut pas d'un système de santé à deux vitesses

Montréal, le 8 juin 2004 – « Ce qui commence aujourd’hui devant la Cour suprême du Canada avec l’affaire Chaoulli, c’est carrément le procès de l’assurance maladie publique. La FTQ ne veut pas d’un système de santé à deux vitesses et nous allons le faire savoir à la Cour de concert avec notre partenaire syndical canadien, le Congrès du travail du Canada », a déclaré M. René Roy, secrétaire général de la FTQ.

« La cause du médecin montréalais touche au cœur même de notre système de soins de santé, rappelle M. Roy. Le Dr Chaoulli et ses partisans veulent un deuxième niveau de soins de santé privés à but lucratif et ils veulent qu’il soit protégé par la Charte canadienne des droits et libertés. Ce que le Dr Chaoulli et tous les groupes qui l’ont soutenu et financé veulent, c’est que la Charte reconnaisse le droit aux soins de santé non pas pour tout le monde mais seulement pour ceux et celles qui ont les moyens de les payer. »

La cause du Dr Chaoulli vise les lois qui régissent la plupart des régimes provinciaux publics d’assurance maladie, et singulièrement celui du Québec. Actuellement au Québec, il est illégal que les patients paient une assurance additionnelle pour des services médicaux assujettis au régime public de soins de santé, ou qu’ils paient pour ces services.

« Autrement dit, il est illégal de payer pour une médecine à deux vitesses et c’est la position que la FTQ et le CTC vont défendre devant la Cour suprême », conclut M. Roy.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.