Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes

« Au moment où nous rappelons à nos souvenirs la tragédie du 6 décembre, il est indécent de la part des conservateurs de vouloir éliminer le registre des armes à feu » – Daniel Boyer, secrétaire général de la FTQ

Montréal, le 5 décembre 2011 – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ne peut que se désoler de la décision du gouvernement conservateur de vouloir éliminer le registre des armes à feu. « La position des conservateurs est indéfendable et témoigne d’une obstination sans nom. Est-il besoin de rappeler que le registre des armes à feu a été créé après la tragédie de l’École Polytechnique alors que 14 femmes étaient assassinées parce qu’elles étaient… des femmes! », a déclaré le secrétaire général de la FTQ, Daniel Boyer.

Un registre qui a fait ses preuves

La FTQ réitère sa demande du 28 octobre dernier et exhorte le gouvernement Harper à ne pas adopter ce projet de loi, dont les conséquences risquent fort d’être funestes pour les femmes et, plus largement, l’ensemble de la population du pays. C’est un recul énorme pour les femmes et pour la société.

« Le registre des armes a maintes fois prouvé son efficacité pour prévenir et réduire les crimes, les homicides conjugaux, les suicides. Il s’agit d’un outil avéré efficace pour contrer la violence faite aux femmes et il contribue également à la sécurité des milieux de travail et de la population en général », ont déclaré les vice-présidentes de la FTQ, Monique Coté, Louise Mercier et Marcelle Perron.

« Les forces policières, les personnes qui agissent comme premiers répondants et les autres qui interviennent en première ligne recourent quotidiennement à l’information provenant de la banque de données pour la sécurité publique de même que pour leur propre sécurité », ont ajouté les vice-présidentes.

Faire cesser les violences faites aux femmes

Par ailleurs, la FTQ invite la population à participer à l’activité de clôture de la campagne des 12 journées d’actions pour l’élimination de la violence envers les femmes, ce mardi 6 décembre, soit un rassemblement devant le palais de justice de Montréal, à midi.

« Le 6 décembre est une date importante pour agir contre la violence, mais en fait, c’est toute l’année, chaque jour, que nous devons agir pour y mettre fin, toutes et tous ensemble. C’est notre responsabilité collective de faire cesser les violences faites aux femmes. Il reste énormément à faire pour que l’espoir d’une vie sans discrimination ni violence devienne réalité, ici même, au Québec », a conclu le secrétaire général Daniel Boyer.

Plus du tiers des membres de la FTQ sont des femmes

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 membres, dont plus de
37 % sont des femmes, ce qui en fait la centrale qui représente le plus grand nombre de travailleuses syndiquées au Québec. Celles-ci se retrouvent dans tous les milieux de travail, dans les secteurs public, parapublic et privé. Un nombre grandissant d’entre elles occupent des emplois majoritairement masculins dans les usines, l’aérospatiale, la construction, la métallurgie, les municipalités (cols bleus) ou le transport.