Journée internationale des femmes - Pour une réelle égalité, toujours engagées!

L’animatrice Anne-Marie Dussault et la porte-parole du Collectif du 8 mars, Michèle Asselin, présidente de la FFQ.

L’animatrice Anne-Marie Dussault et la porte-parole du Collectif du 8 mars, Michèle Asselin, présidente de la FFQ.

Montréal, le 8 mars 2006 – Le Collectif du 8 mars souligne ce matin, en présence de nombreuses militantes et travailleuses, la Journée internationale des femmes, à l’occasion d’un petit-déjeuner au Chic Resto pop, symbole des nombreuses inégalités qui subsistent toujours, malgré le chemin parcouru.

Le 8 mars doit faire résonner à travers le Québec une préoccupation au cœur des luttes féministes depuis des décennies : Pour une réelle égalité : toujours engagées ! « Malgré les progrès, les femmes vivent encore trop d’inégalités, pauvreté, violence, précarité d’emploi », a indiqué la porte-parole du Collectif du 8 mars et présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Michèle Asselin.

Rappelant le tour du monde de la Charte mondiale des femmes pour l’humanité, l’an dernier, la porte-parole du Collectif a déclaré qu’« en cette journée des femmes, les militantes sont plus que jamais engagées dans la construction d’un monde où l’égalité entre les femmes et les hommes sera assurée ; un monde traversé par les valeurs d’égalité, de liberté, de solidarité, de justice et de paix ; un monde où les droits individuels et collectifs seront reconnus, la démocratie renforcée et l’environnement protégé. »

Revendications québécoises : Des réponses qui tardent

Concernant les revendications québécoises qui ont été formulées dans le cadre des activités de la Marche mondiale des femmes en 2005, la porte-parole, Michèle Asselin, rappelle que « les réponses du gouvernement ont été extrêmement décevantes. Face à la faiblesse de l’engagement gouvernemental, le mouvement des femmes du Québec demeure mobilisé et maintient sa détermination à obtenir des réponses adéquates ».

Le Collectif du 8 mars est toujours engagé :

· pour obtenir enfin l’autonomie et la sécurité économique des femmes;

· pour mettre fin aux violences envers les femmes;

· pour la défense des droits des femmes migrantes, des réfugiées et des immigrantes;

· pour assurer le respect des droits du travail et le respect des droits syndicaux;

· pour atteindre enfin l’équité salariale;

· pour l’avènement d’une politique de conciliation famille-travail;

· pour le maintien du Conseil du statut de la femme et du Secrétariat à la condition féminine et de leur mission spécifique.

La vigilance : toujours nécessaire

« Dans le contexte actuel, la poursuite de nos luttes féministes demeure un enjeu fondamental, incontournable. Nous poursuivons notre engagement et demeurons mobilisées pour la défense de nos droits et de nos acquis. Nous continuerons à proposer des alternatives pour qu’un autre monde soit possible. Un monde basé sur les valeurs de la Charte mondiale des femmes pour l’humanité, un monde dans lequel l’égalité entre les femmes et les hommes, l’égalité entre les femmes elles-mêmes et l’égalité entre les peuples sera une véritable réalité ! », de conclure la porte-parole du Collectif du 8 mars, Michèle Asselin.

Le Collectif du 8 mars réunit la FFQ, la CSN, la FTQ, les Femmes des communautés culturelles et l’Intersyndicale des femmes (APTS, CSD, CSQ, FAC, FIIQ, SAPSCQ, SFPQ, SPGQ, STARF).