Journée de réflexion sur la francisation des milieux de travail - La FTQ réclame plus de personnel et de ressources à l'Office de la langue française

Montréal, 17 mars 2000 - Le secrétaire général de la FTQ, M. René Roy, a réclamé ce matin que Québec consacre davantage de ressources et de personnel à l’Office de la langue française en vue d’accélérer la francisation des milieux de travail, surtout en ce qui concerne l’intégration des immigrants et la francisation des technologies de l’information.

M. Roy a fait cette demande lors de la Journée de réflexion organisée par la FTQ, à Montréal, à l’intention des membres syndicaux des comités de francisation de plusieurs entreprises et institutions. Les débats ont porté sur trois thèmes : la francisation des travailleuses et travailleurs immigrants, l’implantation du français dans les nouvelles technologies de l’information et les services offerts par l’Office de la langue française.

Un personnel réduit de moitié
« Côté personnel, note M. Roy, l’Office de la langue française a ratatiné comme une peau de chagrin. En moins de vingt ans, le nombre de postes a été réduit de plus de la moitié, passant de 413 en 1980-1981 à 200 en 1998-1999. Comment peut-on relever les nouveaux défis avec des ressources ainsi diminuées? La FTQ a décidé de se porter à la défense de l’Office car c’est un outil essentiel pour nous. »

M. Roy a en effet louangé le travail des conseillères et conseillers de l’Office, qui collaborent avec les syndicalistes de la FTQ actifs dans les comités de francisation de quelque 600 grandes et moyennes entreprises : « Leur soutien a souvent permis de vaincre l’indifférence, voire l’inertie des employeurs. »

Deux nouveaux défis
Pour M. Roy, « les syndicalistes doivent faire face à deux nouveaux défis de francisation dont on ne pouvait prévoir tout l’impact il y a une vingtaine d’années. D’abord, les changements technologiques imposent une langue de travail, celle des logiciels, qui n’est pas toujours le français. Ensuite, on note une présence plus grande de personnes immigrantes qui n’ont pas une connaissance fonctionnelle du français et qu’il faut intégrer dans les milieux de travail et les structures syndicales. »

Les syndicats FTQ vivent des expériences positives de francisation des immigrants dans des milieux de travail comme le vêtement (entre autres chez Peerless à Montréal) et l’entretien ménager. Dans la haute technologie, la FTQ mène depuis plusieurs années une action soutenue dans l’aéronautique et l’aérospatiale.

Le Service de la francisation de la FTQ
Pour aider ses syndicats, la FTQ s’est dotée d’un Service de la francisation à l’œuvre depuis 1984. Dirigé par Mme Lola Le Brasseur, ce service assure l’information, la formation et le soutien technique des membres des comités de francisation implantés en vertu de la Charte de la langue française.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente près d’un demi-million de membres.